Le programme
Notre programme pour Toulouse reflète les orientations politiques portées par la France Insoumise et l’ensemble de ses partenaires. Il a été construit lors de séminaires programmatiques ouverts, enrichi par les contributions de professionnel·les, d’acteurs et actrices de terrain, et de toutes les personnes impliquées dans la campagne.
Il constitue un socle de travail solide, appelé à évoluer au fil des retours et des propositions que nous continuons de recevoir.
Après 16 années de mandat de Jean-Luc Moudenc, nous portons une véritable alternative d’une gauche solide sur ses appuis, pour plus de justice sociale et écologique et pour que demain Toulouse soit une ville pour toutes et tous.
Nos engagements phares pour les toulousaines et toulousains
1. La gratuité des transports pour les moins de 26 ans
Nous rendrons les transports en commun gratuit pour les jeunes de moins de 26 ans.
Notre objectif est de réduire le coût de la vie pour les jeunes et les étudiants en leur permettant de se déplacer gratuitement.
Dès le début du mandat, les tarifs jeunes baisseront. La gratuité sera atteinte avant la fin du mandat (2033).
2. Un choc d'offre de bus
Nous créerons de nouvelles lignes de bus à haut niveau de services (de type Linéo), avec une augmentation de la fréquence de passage et de l’amplitude horaire, des bus en soirées et nuits dans les quartiers sans métro, et une attention particulière au maillage pour garantir plus d’arrêts.
L’ensemble des Linéo représente actuellement 135 000 voyages par jour (estimation avec ouverture L7 et L12), une augmentation de 50% de l’offre Linéo, monterait à 190 000 voyages par jour grâce à 4 millions de km commerciaux supplémentaires (+20% de l’offre globale) pour:
- Permettre aux personnes qui ne disposent pas d’une voiture de pouvoir se déplacer plus facilement au sein de la métropole
- Réduire les émissions de gaz à effets de serre et de particules fines dans la métropole de Toulouse et ainsi améliorer la qualité de l’air, en favorisant les transports en commun plutôt que la voiture individuelle.
- Réduire le trafic routier et donc les embouteillages
- Permettre aux ménages de consacrer moins d’argent aux transports, en économisant sur l’essence et l’entretien voire en ayant la possibilité d’abandonner voiture (ou une seule au lieu de 2)
3. L'encadrement des loyers
Afin de lutter contre la hausse incontrôlée des loyers :
- Nous requerrons une expérimentation de l’encadrement des loyers auprès de l’Etat
- Nous instaurerons un gel pluriannuel des loyers du logement public Toulouse Métropole Habitat
- Nous défendrons la pérennisation de l’encadrement des loyers dans la loi et son renforcement pour notamment permettre un encadrement à la baisse
- Nous pousserons au niveau national le législateur à inscrire dans la loi l’encadrement des loyers, pour pérenniser l’expérimentation qui a été conduite pendant 8 ans par la loi ELAN
Le mécanisme de l’encadrement des loyers produit un effet de long terme en freinant leur augmentation. Les études menées à Paris montrent que cette mesure a permis de contenir la hausse des loyers, ce qui correspond à une économie moyenne de 64 € par mois, soit 768 € par an, tous types de logements et secteurs confondus. A Toulouse, on estime que le gain au bout de 4 ans serait de 36€ par mois pour une famille de 4 personnes et un loyer de 1200€, soit 436€ par an.
4. Création de centre de santé municipaux
Nous créerons des centres de santé municipaux pour mettre fin aux déserts médicaux. Ces centres incluront des professionnels salariés de différents domaines : médecins généralistes et spécialistes en pénurie (ophtalmologues, gynécologues, rhumatologues, infirmiers, kinésithérapeutes, psychologues…).
Le modèle salarié plébiscité par les professionnels a pour but d’attirer l’installation. Ces centres de santé permettront à tous les habitants de trouver un professionnel dans son quartier et ainsi mettre fin aux déserts médicaux.
5. La fin de l'austérité budgétaire pour la culture
Nous garantirons un soutien financiers pérennes aux acteurs et actrices du monde de la culture :
- En stoppant immédiatement les politiques d’austérité.
- En maintenant et augmentant les subventions aux structures culturelles locales, sportives et éducatives
- En mettant en place des conventions pluriannuelles (3 à 5 ans) pour permettre aux structures de se développer sans craindre la perte de subvention d’une année sur l’autre
- En limitant le financement par appel à projets pour financer davantage le fonctionnement des associations et structures culturelles
- En remettant à plat et en garantissant la transparence dans l’attribution des subventions, en impliquant les acteur·ices local·es dans les décisions.
Notre but est de sécuriser les acteurs et actrices qui font vivre la culture à Toulouse, afin de développer et de renforcer le tissu associatif et les structures culturelles.
6. Une école accessible et démocratique
L’école doit être un lieu d’apprentissage libéré des contraintes économiques qui sont des obstacles dans certaines familles.Pour cette raison :
- Nous mettrons en place durant le mandat la gratuité des fournitures scolaires via la mise à disposition de kits
- Nous tendrons vers la gratuité des cantines et remettrons en place immédiatement la gratuité pour les familles les plus modestes ; nous y augmenterons la part du bio avec un objectif de de 100% de produits issus de l’agriculture paysanne et biologique et privilégierons systématiquement les produits locaux.
Aujourd’hui avec les tarifs appliqués par Jean-Luc Moudenc, une famille avec moins de 900€ de revenus par mois doit débourser 292€ par an de cantine pour deux enfants. Il s’agit d’une injustice que nous voulons corriger.
Il sera également possible d’économiser 85€ chaque année par les fournitures scolaires gratuite pour chaque famille.
7. Un nouveau grand parc à la Cépière
Nous voulons transformer l’hippodrome de la Cépière en un grand parc dans la ville, avec une piscine, des équipements sportifs et de la végétation.
Il s’agit de 34 hectares en pleine ville, qui doivent être utilisés pour un intérêt public et pour offrir un puit de carbone et de nature verdure au coeur de la rive gauche pour les toulousains et toulousaines. Actuellement sous convention d’occupation temporaire, l’objectif est d’ouvrir cet espace sur la ville.
Il s’agit du projet phare de notre plan de végétalisation et d’adaptation de la ville au réchauffement climatique, qui comprendra aussi :
- un plan de végétalisation massif des sols, des voies et du bâti, avec des essences adaptées au réchauffement, et en suivant des indicateurs de surface ombragée. Nous stopperons les coupes d’arbres, et considérerons les arbres comme un patrimoine précieux à protéger.
- un moratoire immédiat sur les coupes d’arbres en ville et garantirons l’exécution réelle et concertée du développement d’une réelle canopée d’arbres à travers la ville, sans les effets pervers de la compensation.
- l’objectif d’un parc fraîcheur par quartier (moins de 15 minutes à pied), qui apporte des îlots d’ombre, et de la fraîcheur avec fontaines et brumisateurs urbains.
- un vaste plan de désimperméabilisation et de végétalisation : cours d’école d’abord, puis certaines voiries et parkings seront débitumés pour redonner place à des sols vivants et perméables et fertiles.
8. Une police de proximité
Nous mettrons en place une police municipale de proximité, visible, à l’écoute, formée à la médiation et au dialogue, et expérimenterons le modèle des permanences de proximité. Elle travaillera en complémentarité avec la police nationale, dans le respect des compétences de chacune.
Il s’agira d’avoir quatre agents identifiés par la population par quartier dans chacun des 60 quartiers de Toulouse, avec une antenne par secteur dans les 20 secteurs de Toulouse.
9. La régie publique de l'eau
Nous repasserons la gestion de l’eau en régie publique à l’échéance de la DSP avec Véolia en 2030. Nous mettrons en place une tarification sociale, avec :
- Les premiers mètres cubes gratuits, correspondant au minimum vital,
- Une tarification progressive encourageant les économies d’eau pour des raisons écologiques.
Il est impératif de sortir de la logique marchande pour mener une véritable politique publique de l’eau, centrée sur l’intérêt général, dans un contexte de réchauffement climatique et de raréfaction de la ressource.
Le passage en régie publique de l’eau, combiné à la mise en place d’une tarification sociale progressive avec la gratuité des 10 premiers m³, permettrait une économie de 45 € par an pour une famille de quatre personnes.
10. Des coopératives de quartier pour la démocratie locale
Le cadre de référence de la démocratie locale reposera sur la création de coopératives de quartier, dans chacun des 60 grands quartiers de Toulouse.
Ce cadre servira à discuter des sujets d’urbanisme, de logements, de mobilité et de sécurité.
Elles seront composées d’habitantes et habitants, des associations, comités de quartier, syndicats, agent·e·s, comités d’usagers, MJC, conseils de jeunesse, centres sociaux et l’ensemble des forces vives locales.
Les règles garantissant le fonctionnement démocratique :
- une personne = une voix ;
- la participation ouverte à toute personne de plus de 16 ans vivant, étudiant ou travaillant dans le quartier ; sans-papiers inclus.
- Les modalités pratiques (inscription, quorum, publicité des décisions, comptes rendus) seront fixées de manière transparente et commune.
- La mise à disposition par la mairie de facilitatrices et facilitateurs formé·e·s pour garantir le fonctionnement continu, l’accessibilité des débats, et l’égalité de parole.
- La mise à disposition de lieux pérennes et identifiés (maisons de quartier et/ou écoles)
ÉDUCATION
Une ville qui prend soin de ses enfants construit son avenir
Depuis 2020, nous n’avons jamais renoncé à défendre un modèle éducatif qui protège les enfants et renforce l’autonomie des acteurs et actrices de terrain, et nous tirons le bilan des manques et des insuffisances. Le prochain Projet Éducatif Territorial sera écrit autrement : avec les premiers concernés, les enfants, et avec celles et ceux qui vivent à l’école au quotidien : parents, enseignant·es, agent·es municipaux·ales.
Nous ferons aussi ce que la mairie actuelle n’a jamais voulu faire : une zone sans pesticides d’au moins 100 mètres autour de toute école, la régulation stricte de l’affichage publicitaire (limiter les espaces publicitaires et les réserver à de la communication d’intérêt général) autour des établissements. La sécurisation des abords et des chemins vers l’école ne peut plus se limiter à quelques aménagements ponctuels ou à de simples réflexions au cas par cas. Il faut établir un engagement clair : généraliser les “rues aux écoles”, sanctuariser les itinéraires piétons avec un plan de sécurisation ambitieux, et mettre les moyens pour les dispositifs comme les “pédibus”.
Enfin, nous assumerons de faire émerger des espaces d’autonomie et de créativité comme les terrains d’aventure, parce que l’éducation, c’est aussi cultiver la liberté des enfants et leur droit à jouer, expérimenter, inventer, et pas seulement les faire se déplacer d’un bâtiment à l’autre en sécurité minimale.
À Toulouse, l’école ne sera plus un coût, mais le cœur de l’investissement futur de la ville.
1. Une école plus démocratique et égalitaire
- Nous mettrons en place durant le mandat la gratuité des fournitures scolaires via la mise à disposition de kits.
- Nous ferons des conseils d’École des véritables espaces de discussions et de décision
- Nous doterons la ville de foncier hors de Toulouse pour proposer plus d’espaces et permettre aux enfants de partir en classe verte. Chaque enfant doit avoir pu dans sa scolarité partir avec l’école.
- Nous réfléchirons à la mise en place de professeurs “Ville de Toulouse” pour les enseignements sportifs et artistiques, et développerons l’offre culturelle et sportive pour les écoles.
- Nous renforcerons l’apprentissage de la natation dans le cadre scolaire en rendant obligatoire un module d’au moins douze séances chaque année comme composante du programme d’enseignement de l’école primaire et en remédiant au manque d’infrastructures nécessaires, avec l’objectif que tous les enfants, à l’entrée en sixième, sachent nager.
- Mettre en place un partenariat avec l’université et d’autres structures pour pallier le manque de personnel lors des séances d’apprentissage de la nage.
- Nous tendrons vers la gratuité des cantines et remettrons en place immédiatement la gratuité pour les familles les plus modestes ; nous y augmenterons la part du bio avec un objectif de de 100% de produits issus de l’agriculture paysanne et biologique et privilégierons systématiquement les produits locaux. Nous réduirons la part des protéines carnées au profit des protéines végétales en proposant quotidiennement une option végétarienne à la cantine, en plus de deux repas végétariens toutes les semaines.
- Nous profiterons des temps CLAE pour former les citoyens de demain: sensibiliser et éduquer aux enjeux climat, à l’éthique animale et respect du vivant, former au tri des déchets et compostage, ateliers nutrition, donner le goût du vélo et de la marche, sensibiliser au recyclage, à la réutilisation et au prêt d’objets
2. Des écoles en bon état pour nos enfants
Aujourd’hui on met en avant quelques constructions d’écoles en faisant croire que l’exception est la norme. C’est faux ! Comme partout en France, le bâti scolaire toulousain est vétuste. Les enfants et le personnel vivent pour la majorité dans des locaux inadaptés au réchauffement climatique. Dès 2026, nous nous engageons :
- Nous ferons un réel audit avec tous les acteur·ices de l’école pour mesurer l’état des écoles : amiante, évaluation des problèmes d’isolation (passoires ou bouilloires thermiques), toitures.
- Nous planifierons une grande rénovation des écoles ! Le chantier est immense, et il ne suffit pas de mettre des sparadraps à droite et à gauche. Il faut évaluer et prioriser. Sur la base de l’audit qui sera rendu public, expliquer les priorités et créer un véritable Plan Écoles Publiques et transparent pour que chacun·e sache quand les travaux seront mis en place.
- Nous mettrons en place des thermomètres et capteurs dans chaque école et équiperons celles-ci de brasseurs d’air et de volets pour lutter contre les fortes chaleurs
- Nous ferons un état des lieux sur la mise en conformité des écoles avec les critères d’accessibilité des bâtiments. S’assurer de la formation et du respect des critères d’accessibilité par les lauréat·es des jurys de maîtrise d’œuvre de réhabilitation et construction des écoles.
3. Des bâtiments exemplaires et bien entretenus
- Nous mettrons en place un concierge par groupe scolaire, en charge de l’entretien des écoles et de leur accès et sécurisation et de son accès hors du temps scolaire.
- Dès qu’une rénovation ou une construction d’école est envisagée, nous prévoirons un espace cuisine pour qu’une partie du repas puisse être préparée sur place et ainsi gagner en qualité gustative.
- Nous engagerons une concertation avec l’État et l’Assemblée Nationale pour que la rénovation thermique des écoles ne soit pas bloquée par l’Architecte des Bâtiments de France
- Dans le cadre du Plan École, et en sollicitant l’État via EduRenov et la Région, nous tendrons vers des écoles à énergie positive. Nous accélèrerons la mise en place des systèmes de récupération d’eau de pluie et de panneaux solaires. Le coût des travaux sera amorti à terme sur les dépenses énergétiques de la mairie
- Nous accélèrerons la végétalisation et les cours oasis et nous y planterons des arbres fruitiers
- Nous généraliserons les cours de récréation non genrées, en associant l’ensemble de l’école et des associations spécialisées à leur réorganisation
- Nous lutterons contre la précarité menstruelle : nous installerons des poubelles dans les toilettes et nous mettrons à disposition des serviettes périodiques dans les écoles primaires
- Nous mettrons les Conseils d’Écoles au cœur de la planification pour prioriser les travaux et en faire des partenaires de l’Audit et du Plan École
- Nous sélectionnerons le nouveau mobilier et remplacerons le mobiliser actuel par du matériel sans perturbateurs endocriniens (PE) pour les écoles. Nous bannirons tout produit nettoyant contenant des PE.
4. Plus de personnel pour plus de bien être dans les écoles
Agent·es techniques, ATSEM, AVL, la situation est catastrophique. Les mauvaises conditions de travail des agent·es entraînent des arrêts maladies à répétition et un désintérêt pour ces métiers. En plus de la reconnaissance de la pénibilité du travail réalisé, il est nécessaire de le réorganiser :
- 1 ATSEM par classe et la mise en place de brigades d’ATSEM dans chaque école pour éviter les non remplacements et permettre aux ATSEM de prendre part avec les enseignant·es au projet pédagogique des classes. Pour cela, nous sortirons le temps de travail des ATSEM de la pause méridienne pour qu’ils et elles puissent se réunir avec l’équipe pédagogique et avoir un temps de pause.
- Nous lutterons contre la difficulté d’exercer ce travail sur le temps long, nous organiserons un temps de réflexion sur comment exercer ce métier dans la durée
- Agent·es techniques : nous recruterons plus de personnel pour revenir à un niveau d’hygiène et d’encadrement en cantine décent.
- Nous valoriserons le travail des agent·es : intégrer aux missions des agent·es techniques la réduction des déchets, la gestion du linge et des serviettes, le compostage, la transformation des aliments sur place afin d’améliorer la qualité des repas. Toutes ces missions doivent être valorisées en termes de salaire.
- Nous sortirons le personnel gérant la sécurité routière aux abords des écoles de la précarité : nous travaillerons sur la mutualisation de ce rôle clé avec celui d’agent·e technique pour renforcer leur investissement dans le projet éducatif
5. Un accueil de qualité pour les temps périscolaires
- Nous reviendrons dès la première année au taux d’encadrement à 1 pour 8 en maternelle et 1 pour 12 en élémentaire
- Nous interdirons les embauches de personnels non qualifiés. Organiser des temps d’information et de sensibilisation dans les universités, les MJC et les espaces de jeunesse sur les métiers de l’animation. Informer et accompagner vers les diplômes existants.
- Nous sortirons de la délégation aveugle à des associations pour instaurer un vrai projet périscolaire autour de la transition écologique et sociale. Le périscolaire doit être un moment d’épanouissement et d’émerveillement !
- Nous instaurerons des temps de mise en commun pédagogique avec l’équipe enseignante et les ATSEM
- Nous inviterons systématiquement la ou le directeur·rice du CLAE au Conseil d’École
- Nous prendrons en compte le temps de préparation des activités dans le temps de travail
- Nous assurerons la présence dans les CLAE d’assistant·es de vie locale (AVL) en nombre nécessaire pour la prise en charge et le développement de l’accueil d’enfants en situation de handicap
- Nous regrouperons les CLAE (temps du soir et du matin) et les CLSH (mercredi et vacances) pour aboutir à des temps pleins sur site.
- Nous en finirons avec avec les animateur·ices qui changent d’école chaque semaine et ne connaissent ni les sites ni les enfants.
6. Des écoles ouvertes sur leur quartier
- Nous ouvrirons les équipements scolaires (gymnases, préau, cour) à la vie de quartier. Les associations, les clubs sportifs, les habitant·es du quartier pourraient profiter des espaces hors temps scolaire grâce notamment à la présence d’un·e concierge et une décharge plus importante du ou de la directrice d’école. Les écoles seront intégrées dans le projet des Maisons Communes de quartier (commissions consultatives et décisionnaires avec les habitants des quartiers, les usagers de l’école et les différents personnels travaillant sur les sites scolaires afin de relever les besoins et de définir l’usage de l’accès à l’école au public de ces espaces en dehors des périodes scolaires ou périscolaire)
- Nous utiliserons le Conseil d’École pour penser de meilleures conditions d’accès dans l’école et autour de l’école (rue aux enfants, pistes cyclables, pédibus, mise en place de rack à vélo etc.)
- Nous créerons des jardins scolaires : nous ouvrirons l’usage des espaces verts de l’école au quartier (potagers partagés), mise en place du compostage systématique des déchets verts des écoles
- Nous réfléchirons à une utilisation des cantines scolaires et ouvertes sur le quartier, sur le temps du midi avec la possibilité de créer du lien intergénérationnel avec les EHPAD et avec les associations de quartier et les parents d’élèves le soir.
- Nous ferons des cantines le lieu d’une authentique éducation à l’alimentation en formant et associant les personnels des collectivités territoriales.
- Nous élaborerons la ville aux enfants : intégrer l’école dans la ville en reliant entre eux les écoles, parcs ou jardins publics par un parcours végétalisé et sécurisé.
- Nous ferons des écoles des lieux de démocratie locale et populaire, en commençant par y réinstaller les lieux de vote supprimés par la majorité sortante.
LOGEMENT
Assurer un droit essentiel
Le logement est un droit fondamental. Pourtant, à Toulouse :
- 8 000 logements sont indignes.
- Les loyers flambent, rendant la ville inaccessible à de nombreuses familles.
- La production de logements sociaux s’effondre : 2 981 financés en 2022, 1 976 en 2023… alors que la demande explose avec plus de 43 000 dossiers actifs sur la métropole (+8 % par an).
- 900 personnes vivent à la rue et 6000 sont sans domicile fixe dont des familles et des enfants
- plus de 4000 logements en Airbnb, 46 000 logements vacants, dont 4600 depuis plus de deux ans…
Faire de Toulouse une ville abordable
1. Encadrer les loyers
Cette mesure essentielle permettra de stopper la spéculation et de rendre le parc privé accessible. Aujourd’hui, les ménages consacrent 30 % de leurs ressources pour payer un loyer dans le secteur privé, et taux qui atteint 60 % pour les plus précaires.
→ Stopper la hausse des loyers, c’est rendre à nouveau accessible le marché privé locatif et rendre du pouvoir d’achat aux habitants
- Nous requerrons une expérimentation de l’encadrement des loyers auprès de l’Etat
- Nous instaurerons un gel pluriannuel des loyers du logement public Toulouse Métropole Habitat
- Nous défendrons la pérennisation de l’encadrement des loyers dans la loi et son renforcement pour notamment permettre un encadrement à la baisse
- Nous pousserons au niveau national le législateur à inscrire dans la loi l’encadrement des loyers, pour pérenniser l’expérimentation qui a été conduite pendant 8 ans par la loi ELAN
2. Développer le logement public
Le développement du logement public est crucial pour endiguer la spéculation et garantir un logement de qualité pour toutes et tous.
Nous devons enfin répondre à la demande des 43 000 ménages en attente (sur la métropole), tout en veillant à ce que les appartements correspondent aux moyens et aux besoins des personnes.
- Nous utiliserons le droit de préemption urbain renforcé afin de créer un cycle vertueux de préemption pour réhabilitation puis logement public dans le diffus.
- Nous accroîtrons la construction et la rénovation du parc public avec un objectif de 24 000 nouveaux logements sociaux sur le mandat: nous lancerons plus de constructions et d’acquisitions publiques (préemptions), d’OPAH ciblées en mobilisant l’Établissement Public Foncier Local (EPFL) pour le portage et la requalification des îlots dégradés en lien avec Toulouse Métropole Habitat et les bailleurs publics.
- Nous acquerrons, dépolluerons et sécuriserons les bâtiments dégradés, avant d’assurer leur rénovation énergétique et une gestion sociale des logements. Nous assurerons ainsi une trajectoire publique complète, du foncier à la réhabilitation puis à la location sociale sans spéculation. Toulouse Métropole habitat passera de 500 → 1000 constructions par an et de 750 → 1500 réhabilitations notamment dans le diffus, avec un objectif de 4000 logements sociaux par an dans le prochain PLUIH, soit 24000 livrés sur le mandat complet. (2500 par an actuellement).
- Nous renforcerons le rôle de la collectivité dans l’acquisition et la rénovation de biens d’habitation insalubres afin de créer des logements locatifs énergétiquement performants, en mobilisant les outils réglementaires
- Nous étendrons l’application de la règle des 35% de logements publics en abaissant le seuil de surface de plancher minimal, aujourd’hui fixé à 1 000 m².
3. Rénover plutôt que détruire, inclure plutôt qu’exclure
- Nous mettrons fin aux démolitions de logements publics, comme elles ont pu avoir lieu au Grand Mirail et à Marengo.
- Nous lancerons la rénovation thermique des bâtiments avec et pour les habitant·es, en lançant un grand plan de rénovation thermique et phonique en s’appuyant sur l’expérience des habitant-es et des différents acteurs locaux impliqués, avec un objectif zéro passoire F & G en 12 ans
- Nous mettrons en place des conseils de quartier pour un véritable processus démocratique avec les habitant-es, les associations et les acteurs institutionnels pour l’élaboration des politiques d’entretien et de réhabilitation du bâti.
- Nous développerons l’habitat participatif sur le modèle d’Abricoop, mais aussi des résidences de co-location pour nos ancien-nes, pour qu’ils ne vieillissent pas seuls et bénéficient de liens humains.
Nous veillerons à l’accessibilité des logements pour tous et toustes.
Pour plus de détails, consultez notre programme Accessibilité.
Une ville qui protège face au mal-logement
1. Ne plus laisser personne à la rue
Aujourd’hui, près de 5000 personnes, familles, enfants sont mal logés et 900 dorment dans la rue à Toulouse, dont des dizaines d’enfants. Cette réalité est inacceptable et insupportable.
Nous utiliserons les pouvoirs de police du maire pour réquisitionner des bâtiments vides pour y loger des personnes sans abris et nous ferons pression sur le préfet pour obtenir la réquisition systématique des logements vides
Nous assurerons l’ouverture d’équipements municipaux pour mise à l’abri en période de froid
Nous renforcerons les maraudes en lien avec les associations.
Notre programme de lutte contre la pauvreté et l’exclusion (en cours d’élaboration)
2. Généraliser le permis de louer
Cet outil permet de contrôler la salubrité et la sûreté des logements avant leur mise en location. Son extension à toute la ville permettra de lutter efficacement contre les logements indignes, qui représentent encore 8 000 biens selon l’ADIL (2024). Il sera suivi d’un accompagnement pour les propriétaires afin que les logements soient mis en conformité.
3. Favoriser l'accession à la propriété non-spéculative
Nous développerons l’usage du bail réel solidaire afin de permettre à des logements modeste d’accéder à la propriété à des prix abordables.
Nous créerons une “charte promoteur” à Toulouse, avec des clauses anti-spéculatives à l’intérieur.
Protéger les locataires
1. Lutter contre les marchands de sommeil et les multi-propriétaires voyous
Nous renforcerons le service en charge du logement avec la création d’un office de contrôle des logements pour :
- Contrôler le respect de l’encadrement des loyers
- Vérifier la conformité et la décence des logements
Nous limiterons drastiquement les logements de type Airbnb, encadrant leur location: nous baisserons notamment leur durée à 90 jours et nous délivrerons beaucoup moins d’autorisations de location Airbnb pour les résidences secondaires ou les logements destinés au tourisme.
Les services d’hygiène et de sécurité verront leurs moyens renforcés afin d’assurer un suivi rigoureux des logements mis en location signalés et de faire appliquer la politique du permis de louer.
Nous mettrons fin au clientélisme en transformant le “quota du maire” (qui permet au maire de proposer des candidat-es aux organismes HLM) en quota du conseil municipal, attribué selon des critères transparents et équitables.
2. Protéger les locataires
Les locataires représentent 66 % de la population toulousaine.
Nous mettrons en place :
- un soutien juridique municipal pour les ménages en difficulté de paiement ou victimes de logements indignes,
- un accompagnement social renforcé pour prévenir les expulsions,
- un soutien juridique avec la commune qui pourra se porter partie civile face aux marchands de sommeil et aux propriétaires voyous.
Aujourd’hui, 90 % des signalements de logements indignes faits via la plateforme Histologe restent sans suite. Nous renforcerons dès 2026 les moyens du Service communal d’hygiène et de santé pour que chaque signalement aboutisse et que plus aucun ménage ne soit laissé seul face à l’insalubrité.
PETITE ENFANCE
Garantir un service public et universel de la petite enfance
À Toulouse, l’accès à un mode d’accueil pour les jeunes enfants est devenu un parcours difficile pour de nombreuses familles. Il est marqué par le manque de places, les inégalités territoriales et la précarité croissante.
La petite enfance n’est ni un marché ni un service optionnel : c’est un droit fondamental pour les enfants et un levier essentiel d’égalité pour les parents.
La ville doit pleinement assumer sa responsabilité en construisant un service public de la petite enfance accessible, non marchand et de qualité, qui soutient les familles dans leur diversité, reconnaît le travail des professionnel·le·s et garantit à chaque enfant des conditions d’accueil dignes et sécurisantes, quel que soit le quartier où il grandit.
1. Permettre à toutes et tous d’avoir un mode d’accueil pour ses enfants
- Nous garantirons le droit effectif à un mode d’accueil à Toulouse, avec un objectif municipal clair : aucune famille sans solution faute de place, appuyé par un suivi public annuel des besoins et des places disponibles par quartier.
- Nous augmenterons les capacités d’accueil publiques et associatives par l’ouverture de nouvelles places en crèches municipales, le soutien renforcé aux crèches associatives et parentales, et la création de structures à taille humaine dans les secteurs sous-dotés.
- Nous restaurerons l’offre de crèches familiales qui ont progressivement disparu alors qu’elles offrent un modèle pertinent
- Nous assurerons la bonne qualité d’accueil des structures, avec notamment la transparence et le contrôle sur leur évaluation. Nous orienterons les financements municipaux vers le service public et le secteur associatif en conditionnant tout soutien à des critères sociaux, éducatifs et non marchands.
- Nous mettrons en place un schéma communal de développement et de maintien de l’offre d’accueil. Ce document devrait intégrer un diagnostic précis par quartier, fondé sur le taux de couverture, l’analyse des naissances et des besoins des familles. Et ainsi adopter une stratégie pour rééquilibrer l’offre d’accueil sur l’ensemble du territoire communal afin de corriger les inégalités d’accès dès la petite enfance.
- Nous diagnostiquerons et renforcerons le maillage des relais petite enfance (RPE), qui constituent des lieux ressources pour les familles et les professionnel·le·s : observation des besoins locaux, soutien aux assistantes maternelles et accompagnement des familles. Nous viserons un ratio d’un RPE pour 65 assistantes maternelles
- Nous sécuriserons le fonctionnement des structures par des financements pluriannuels stables, en sortant de la logique d’appels à projets courts et concurrentiels.
- Nous adapterons les modes d’accueil aux réalités sociales locales (accueil occasionnel, temps partiels, horaires élargis lorsque les besoins sont identifiés) : réouverture de la crèche Ste Lucie et de crèches sur ce modèle avec horaires décalés.
2. Soutenir les parents dans leurs démarches
- Nous améliorerons concrètement le guichet unique des demandes de places, en renforçant un accompagnement humain par des professionnel·le·s du secteur, la lisibilité des critères d’attribution et les délais de réponse, notamment pour les familles non francophones ou en difficulté administrative ou financière.
- Nous faciliterons l’accès aux familles confrontées à des contraintes particulières (monoparentalité, horaires atypiques, hébergement précaire), sans créer de parcours stigmatisants.
3. Soutenir la parentalité et garantir l’inclusivité des parcours dès la petite enfance
- Nous déploierons une politique municipale d’accompagnement à la parentalité accessible dans tous les quartiers, en s’appuyant sur les équipements existants : crèches, LAEP, centres sociaux, maisons de quartier, bibliothèques, ludothèques.
- Nous développerons et pérenniserons les Lieux d’Accueil Enfants-Parents (LAEP), en augmentant leur nombre, leurs plages horaires et leur implantation territoriale, comme espaces gratuits, anonymes et non stigmatisants.
- Nous organiserons des temps réguliers d’échanges entre parents et professionnel·le·s autour du développement de l’enfant, de la santé, de la fatigue parentale, de l’isolement ou des difficultés éducatives.
- Nous renforcerons l’accompagnement coordonné et inclusif des familles les plus vulnérables, en articulant petite enfance, santé et action sociale, et en garantissant un accueil inconditionnel, bienveillant et accessible à toutes, y compris en situation administrative complexe (médiation linguistique et culturelle).
- Nous donnerons des outils aux professionnel·le·s municipaux et associatifs par la formation aux enjeux de vulnérabilité des familles (précarité, violences intrafamiliales, santé mentale périnatale) afin de renforcer la qualité de l’accueil et de l’accompagnement.
- Accueil inclusif et handicap : nous renforcerons le lien entre les services existants, de mieux accompagner les familles dès les premiers signaux d’inquiétude, et de déployer des haltes-garderies mobiles ou des actions d’aller-vers dans les quartiers populaires. Nous renforcerons les moyens humains et matériels pour soutenir les professionnel·le·s dans la prise en charge de ces situations.
- Nous favoriserons la détection précoce du handicap tout en évitant la surmédicalisation : le développement de tous les enfants doit passer par des dimensions sensibles et imaginatives, qui devront rester au cœur de l’accueil de toutes et tous.
4. Faire respecter les droits de l’enfant et reconnaître leur place dans la cité
- Nous mettrons en œuvre une politique municipale de la petite enfance fondée sur les principes de la Convention internationale des droits de l’enfant : non-discrimination, intérêt supérieur de l’enfant, droit à la protection et à l’expression.
- Nous adhèrerons au réseau « Villes amies des enfants » de l’UNICEF pour inscrire la ville dans une démarche structurée, évaluée et continue d’amélioration des politiques publiques en faveur de l’enfance.
- Nous garantirons des espaces publics et équipements municipaux adaptés aux enfants : aires de jeux accessibles, inclusives, intergénérationnelles et respectueuses de l’environnement dans tous les quartiers.
5. Soutenir les professionnel·le·s de la petite enfance et du périscolaire
- Nous renforcerons les moyens humains dans les structures de petite enfance et périscolaires confrontées à des besoins éducatifs et sociaux plus importants, afin de garantir un encadrement de qualité et prévenir l’épuisement des équipes.
- Nous repenserons l’organisation interne des services municipaux : mettre en place une gouvernance plus horizontale qui laisserait plus de temps aux échanges et retours d’expérience des professionne·le·s.
- Nous reverrons les recrutements : porter une attention accrue aux diplômes, à l’expérience et la formation nécessaire pour ces métiers.
- Nous décloisonnerons le secteur afin de favoriser les échanges et les réflexions entre les différent·e·s acteur·rice·s du secteur, assistantes maternelles, éducateur·rice·s de jeunes enfants, personnels de crèches, agent·e·s des CLAE, professionnel·le·s de santé.
- Nous améliorerons la qualité d’accueil en agissant sur les taux d’encadrement, la stabilité des équipes et la prévention de l’épuisement professionnel.
- Nous améliorerons les conditions de travail des agent·e·s de la petite enfance et du périscolaire pour lutter contre la crise du métier : stabilité des équipes, reconnaissance des qualifications, temps de concertation intégrés au temps de travail.
- Nous mettrons en place et anticiperons un planning annuel partagé avec les familles pour l’organisation de temps de fermeture dédiés aux réunions d’équipe, aux formations et aux projets.
- Nous créerons une crèche d’application municipale : en partenariat avec un centre de formation, cette structure doit permettre aux professionnel·le·s et personnes en formation d’expérimenter de nouvelles pratiques et de diffuser une culture commune centrée sur la qualité d’accueil.
- Nous articulerons mieux les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires pour assurer une continuité éducative respectueuse des besoins des enfants et des réalités professionnelles.
MOBILITÉS
Pour une alternative efficace à la voiture
Toulouse est à l’arrêt : embouteillages records, transports collectifs saturés, aménagements cyclables en retard, villes périphériques et quartiers populaires oubliés. Sous les mandats de Moudenc, la stratégie est restée auto-centrée et incohérente : congestion en hausse +17%, émissions qui augmentent dans les transports de 9%. Les embouteillages à Toulouse, ce sont 71 heures et 185 euros de perdus par an et par personne et un air de plus en plus pollué.
Selon les propres documents du Plan Climat Air Énergie Territorial, les objectifs 2030 de la métropole ne seront pas tenus.
Nous mettrons fin au modèle où la stratégie des mobilités est décidée d’en haut, projet par projet. Nous créerons une Convention Citoyenne Métropolitaine des Mobilités qui aura un pouvoir réel et un mandat clair : partager la voirie entre piétons, cyclistes, transports en commun et voitures, définir les zones piétonnes et le réseau vélo. Elle permettra d’établir les règles de partage de l’espace public, les critères d’investissement, les objectifs modaux en priorité et en fonction des usages réels de la population.
Des coopératives de quartier permettront sa mise en œuvre : elles délibèreront sur les tracés, les phases-test, les horaires, les arbitrages de terrain, et ils prioriseront les “ruptures urbaines” à traiter en premier.
La priorité sera donnée aux mobilités actives (piétons, vélo), à l’amélioration de l’offre de transports collectifs et au déploiement du plan d’accessibilité (PAVE). Le déploiement des nouvelles offres concernera d’abord commencera par et pour celles et ceux qui n’ont aujourd’hui pas d’alternative dans les quartiers populaires et les communes périphériques, mais elle se poursuivra dans toute la métropole, sans exception.
Mobilités actives d'abord: redonner l'espace, la sécurité et la vitesse aux déplacements du quotidien
1. Aménager la ville pour faciliter la circulation des piétons
- Nous garantirons d’abord la sécurité et l’accessibilité de toutes et tous, en portant une attention particulière aux personnes à mobilité réduite et à la sécurisation des chantiers. C’est ainsi que nous favoriserons la marche à pied, grâce à des aménagements spacieux, végétalisés et sécurisés pour les piétons sur les trottoirs, les places et l’ensemble de la voirie.
- Le SDPA (Schéma Directeur Piéton d’Agglomération) sera remis à plat à travers une approche collective : diagnostic, priorisation, calendrier, budget, avec pour objectif d’atteindre une part modale de 45% pour la marche à pied avant 2032 (39% aujourd’hui) à Toulouse.
- La piétonnisation des rues et l’aménagement de la voirie dans son ensemble sera ambitieuse et surtout concertée dans chaque quartier par décisions démocratiques locales issues de la Convention et des conseils de quartiers.
- Le Plan de mise en Accessibilité de la Voirie et des Espaces publics (PAVE) sera complété d’urgence afin d’assurer la mise en sécurité complète sur les grands axes, aux abords de toutes les écoles et des rues scolaires. Nous installerons dans tous les quartiers plus de bancs publics, des traversées sécurisées à travers chaque voie de passage
- En cohérence avec notre programme Éducation, nous créerons un véritable service métropolitain de Pédibus, c’est-à-dire un cheminement piéton sécurisé des enfants.
En lien avec les parties Gestion de la collectivité et Urbanisme de notre programme, nous développerons des services de proximité dans chaque quartier qui rendront les modes actifs suffisants pour y accéder.
2.Développer le vélo en sécurisant les voies cyclables
- Le SDAC (Schéma Directeur des Aménagements Cyclables) sera à la hauteur des enjeux : un réseau de pistes cyclables continu et sécurisé de 400 km à travers toute la métropole, avec un objectif de part modale en 2032 de 15% à Toulouse (6% aujourd’hui), et 10% dans les communes voisines et le périurbain.
Nous terminerons le Réseau Express Vélo (REV) dans sa version complète (2 circulaires + 12 traversantes) avant 2032. - Nous nous fixons pour objectif de traiter la plupart des ruptures urbaines durant le mandat : passerelles, tunnels, redistribution de voirie.
- Services & intermodalité : nous triplerons les stationnements vélo, en particulier proches d’arrêts de transports pour en mettre à proximité de tous·tes.
- Nous favoriserons la création des Maisons de la mobilité dans les villes autour de Toulouse, solutions publiques de ventes, locations et réparations de vélos
- Le dispositif VélôToulouse sera étendu à travers toute la métropole sans injonction de rentabilité.
- Le Plan de circulation sera revu pour libérer l’espace REV, et une meilleure accessibilité aux gares sera garantie afin de favoriser le train /vélo.
Un choc d’offre : des transports publics qui arrivent partout dans la métropole et tout le temps
1. Un choc d’offre de transports en communs du quotidien, pour des solutions du quotidien
- Nous mettrons en oeuvre un choc d’offre de bus de +20% (+4.5M de km commerciaux), l’équivalent d’une ligne de métro afin de sortir Toulouse des embouteillages.
- Nous créerons de nouvelles lignes Linéo, et nous transformerons plusieurs des lignes les plus fréquentées en Linéo avec sites propres et priorité aux feux.
Des voies réservées seront obligatoires sur les grands axes à bus pour garantir une vraie vitesse commerciale. - Nous garantirons des fréquences élevées : un tronc commun ≤ 5 min en pointe, des lignes fortes ≤ 8–10 min. Nous mettrons ces fréquences en cohérence entre les bus et les trains.
- Nous garantirons une large amplitude horaire de 5h du matin à minuit.
- Nous assurerons le service de bus en soirée dans les quartiers sans métro, et nous mettrons en place un réseau de nuit (noctamBus).
- Nous lancerons l’étude du doublement des rames de la ligne de métro B
- Nous garantirons une large amplitude horaire de 5h du matin à minuit.
- Nous réaliserons la gratuité de l’abonnement Tisséo pour les -26 ans d’ici 2030, avec une première baisse mensuelle dès septembre 2026.
Gouvernance 100% publique : reprise en régie publique des lignes en Délégation de Service Public par Tisséo.
2. Un RER Métropolitain : le rail comme colonne vertébrale afin de désengorger la métropole, sur le modèle proposé par l’association Rallumons l’Étoile.
- Nous mettrons sur les rails un RER Toulousain comme réseau structurant afin de proposer une alternative bien plus performante à celles et ceux qui n’ont pas ou plus les moyens d’avoir une voiture. Nous permettront un notamment cadencement de trains toutes les 30 min puis 15 min en heure de pointe, de 5h à minuit.
- De nouvelles haltes ferroviaires seront crées et la diamétralisation permttra de traverser la métropole sans rupture.
- Nous créerons une Tarification intégrée Tisséo & RER (un seul titre, trajets combinés bus+train).
- Nous développerons l’intermodalité : des parkings vélos XXL en gares, plus d’interconnexions REV & pôles bus, la coordination des horaires de bus avec les trains, des aires de covoiturage, des wagons vélos pour le RER. Nous construirons de nouveaux stationnement relais en silos pour réduire la présence de la voiture en ville.
3. Repenser la place de la voiture en ville
- Nous créerons une régie publique du stationnement (sortie d’INDIGO). Nous mettrons en place une tarification pour libérer l’espace public avec priorité aux riverains et aux livraisons propres.
- Nous mettrons en place un autopartage public par la reprise ou création en régie publique et nous soutiendrons le covoiturage avec des voies réservées et d’aires dédiées.
- Nous supprimerons les obligations de parkings privés excessives dans les nouveaux projets de constructions et favoriserons la reconversion d’emprises en pistes piétonnes ou cyclables, végétalisation et plantations d’arbres, installation de bancs ou de terrasses.
- Nous créerons une surtaxe au poids pour le stationnement des gros véhicules
- Nous établirons une tarification sociale du stationnement résidents avec des pass visiteurs
Nous remettrons à plat le système de lecture automatique des plaques de stationnement (LAPI) pour un retour du contrôle humain du stationnement.
Urbanisme / Architecture Aménagement
Toulouse, en 2050
Depuis trop longtemps, Toulouse est livrée aux promoteurs et aux spéculateurs : on construit pour l’argent, pas pour les habitant·e·s. Des tours de bureaux vides s’élèvent tandis que des familles dorment à la rue. Les logements HLM sont détruits pour chasser les pauvres et gentrifier les quartiers populaires. On bétonne, on triche sur l’artificialisation des sols.
Nous affirmons l’inverse : le droit à la ville pour l’humain et pour la planète, l’insoumission totale aux intérêts privés et à l’ordre capitaliste qui détruit, la lutte contre les fractures sociales et territoriales. Ce document donne la vision de ce que sera notre urbanisme en tant que politique publique.
Toulouse appartient aux Toulousain·e·s, pas aux promoteurs ! Actons la rupture avec le capitalisme urbain.
1. Nous romprons avec la capitalisme urbain et la compétition territoriale
- Nous remettrons en question la priorité actuelle à la compétitivité et la croissance à tout prix. Contre la compétition entre les territoires et le “tout pour Toulouse” de Moudenc, nous prônons la coopération pour une meilleure répartition de l’accueil démographique avec les villes moyennes et les bourgs proches. Nous reverrons en ce sens les hypothèses démographiques du Plan Local d’Urbanisme et d’Habitat (PLUIH).
- Une conférence des villes moyennes et des bourgs sera mise en place. Elle aura en charge également la défense des services publics dans les territoires voisins et la lutte contre l’étalement urbain.
- Nous transférerons les réseaux urbains en régie publique (mobilités, eau, déchets) gérés comme biens communs, pas comme une source de profits pour les entreprises privées.
2. Nous mettrons fin aux projets spéculatifs et écocides
- Nous stopperons immédiatement les projets spéculatifs destructeurs et écocides comme la Jonction Est.
- Nous stopperons les gros projets de bétonisation spéculative des promoteurs, l’artificialisation à outrance et organiserons également des moratoires sur l’étalement urbain.
3. Nous reprendrons la planification publique et démocratique du foncier et de l’urbanisme
- Nous renforcerons le recours à l’urbanisme public, zones d’aménagement concertées, Sociétés d’Économie Mixte, droit de préemption, établissement public foncier. Nous expertiserons les partenariats public-privé, nous dénoncerons les arrangements entre les promoteurs et la municipalité, avec des situations de quasi monopole et de clientélisme pour les appels à projet.
- Nous mettrons en œuvre une grande planification urbaine populaire participative et nous définirons une nouvelle politique foncière dont le but sera de planifier collectivement l’usage du foncier public pour mettre le patrimoine public au service des habitant·e·s.
- Nous créerons notamment un Observatoire citoyen de l’urbanisme qui assurera un suivi annuel de la politique de Toulouse Métropole et pourra proposer des acquisitions foncières protectrices. Il disposera d’un budget dédié.
4. Nous privilégierons les rénovations massives aux démolitions brutales.
- Nous stopperons immédiatement les démolitions d’immeubles dans les quartiers populaires. En quelques mots : rénover plutôt que détruire.
- Nous planifierons un grand plan de rénovation métropolitain du bâti public et privé par des acquisitions publiques, des préemptions massives et des OPAH ciblées en mobilisant l’Établissement Public Foncier Local (EPFL) pour le portage et la requalification des îlots dégradés, en lien avec Toulouse Métropole Habitat et les bailleurs publics.
Nous pourrons ainsi acquérir, dépolluer et sécuriser les bâtiments dégradés, avant d’assurer leur rénovation énergétique et une gestion sociale des logements.
Nous assurerons une trajectoire publique complète, du foncier à la réhabilitation puis à la location sociale sans spéculation.
Toulouse Métropole habitat passera de 500 → 1000 constructions par an et de 750 → 1500 réhabilitations, avec un objectif de 4000 logements sociaux / an dans le prochain PLUIH, soit 24000 sur le mandat complet. (2500 / an actuellement). - Nous créerons un observatoire de l’habitat dégradé pour éviter les drames et accompagner les copropriétés.
- Le foncier est aussi un bien commun. Nous créerons un Atlas du Foncier Invisible métropolitain, notamment des bâtiments vacants ou sous-occupés et des friches.
Des quartiers populaires aux faubourgs : Le droit à la ville, partout.
1. Rétablir le droit à la ville, partout
Toulouse ne peut plus être réduite à la carte postale des briques du centre historique. Aujourd’hui, l’hypercentre concentre l’essentiel de l’attention, creusant les inégalités avec les quartiers populaires et périphériques, dont les familles fragilisées économiquement sont contraintes de quitter la ville.
Une ville de gauche, c’est une ville où la qualité de vie ne dépend pas de la distance au Capitole. Nous voulons rééquilibrer l’attention urbaine : faire des quartiers populaires des pôles de vie beaux, attractifs, dotés de transports, de commerces et services publics fiables, d’espaces verts sans béton et de logements accessibles, dignes et vivables, conçus avec des matériaux de qualité.
2. Décentrerons Toulouse et rééquilibrer l’attention urbaine dans tous les quartiers.
- Tous les quartiers feront l’objet de la même attention et d’un niveau d’investissement équitable, que ce soit de la part de Toulouse ou de la métropole. Nous publierons régulièrement un tableau de bord sur cet objectif d’équité.
- Toulouse doit devenir une ville du quart d’heure, où les ressources, les commerces, les services publics ne sont pas à plus d’un quart d’heure des habitations.
- Cet objectif sera au centre des politiques publiques et de la démocratie locale : des plans guides chiffrés seront élaborés par quartier la première année du mandat, intégrant la lutte contre le réchauffement climatique et l’équité sociale.
- Nous répartirons équitablement les nouveaux logements sociaux et très sociaux, intermédiaires et privés dans tous les quartiers pour favoriser la mixité sociale. De même, les quartiers doivent être également mixtes en activités (non polluantes) et en habitat afin de limiter les déplacements. La défense du commerce de proximité et la protection des linéaires commerciaux sera dans ce cadre une priorité, contre les grands groupes.
- Nous lutterons contre la gentrification : les habitant·e·s actuels des quartiers populaires doivent être les premiers bénéficiaires des programmes urbains. Pour cela, les habitant·e·s vivant dans ces quartiers seront prioritaires dans l’attribution de nouveaux logements après une opération rénovation ou de réhabilitation, et l’offre sera adaptée à leur niveau de revenu, afin d’éviter un phénomène d’exode. Le maintien des familles avec enfants dans Toulouse sera une priorité (2 300 d’entre elles la quittent chaque année faute de pouvoir y vivre).
3. Nous construirons mieux, pour toutes et tous, et de manière plus écologique.
- Toulouse doit mener une politique de densification maîtrisée en limitant l’artificialisation: lors de démolitions, une grande partie de la surface libérée doit être dé-artificialisée.
- Nous désartificialiserons et débitûmerons 50 hectares soit 500 000 m2 de surface durant le mandat.
- Les hauteurs du nouveau bâti et leur architecture respecteront les identités des quartiers, comme le demandent les Comités de quartier.
- Le PLUI sera revu, avec une large implication des habitant·e·s : les bénéfices d’opérations immobilières iront à la qualité des constructions et à leur accessibilité financière (vente ou location) au lieu d’aller au capital.
- Les porteurs de projet devront organiser une concertation préalable à l’acte de construire pour les projets de logements à partir de 1 000m2 de surface de plancher.
Nous visons l’atteinte du Zéro Artificialisation Nette à l’horizon 2040 (la loi dit 2050): en logeant mieux dans l’existant, sans exclure, sans bétonner davantage.
4. Nous développerons l'urbanisme circulaire, féministe et inclusif.des unités de voisinage adaptatives, des bâtiments réversibles (logement/activité) et des espaces publics collaboratifs, au moins un par quartier.
- L’usage notamment du droit de préemptions permettra de la transformations de locaux vides (logements, bureaux) en logements sociaux ou tiers-lieux publics. Il permettra une meilleure utilisation de l’existant par toutes et tous.
- Nous prendrons en référence l’urbanisme féministe et les expériences d’autres territoires (Barcelone, Pays basque…) dans l’objectif, en lien avec les associations féministes et les habitantes, d’une ville de haute qualité d’égalité, plus sûre et accessible pour toutes et tous. Faire la ville par et pour les femmes, c’est mieux faire la ville !
- Nous ferons du logement public digne et esthétique : utilisation de matériaux durables (pierre, bois, recyclés), d’une qualité identique au privé avec un soin particulier aux espaces communs (jardins, halls, cours).
5. Nous ferons de Toulouse et de sa métropole des collectivités qui anticipent.
- Les solutions de transports en commun et de services publics seront pensées en amont de la construction ou du développement de nouvelles zones et quartiers.
- Nous mettrons en place la démocratie locale dès les premières installations d’habitant·e·s.
- Notre politique de mobilités sera pleinement tournée vers la recherche d’alternatives à la voiture pour toutes et tous.
Une ville qui veille sur le bien-être : fraîcheur, santé et biodiversité préservées
1. Créer un droit à la fraîcheur et à la nature
- Nous créerons un droit au calme, à la fraîcheur et à la nature, dans tous les quartiers : pour en finir avec les nuisances environnementales qui frappent particulièrement les quartiers populaires, notamment sur la rive gauche : pollution de l’incinérateur, nuisances aériennes, bruits de fond incessant des véhicules, saturation des périphériques.
- Nous réaménagerons en profondeur certains grands axes routiers afin d’en réduire le trafic et les émissions polluantes, et favoriser les modes de transports alternatifs (bus en site propre, tram, pistes cyclables sécurisées), en commençant par les axes proches d’écoles et les quartiers populaires, plus exposés à la pollution.
2. Nous mettrons en oeuvre un grand plan de végétalisation pour le retour de la nature en ville et rendre Toulouse résiliente à la chaleur
- Nous penserons les plantations d’arbres à travers un grand plan de canopée urbaines
- Nous développerons des Faubourgs et des quartiers végétalisés, avec plus de place pour les modes doux (élargissement des trottoirs, réduction des voix de circulations, continuités cyclables, micro-places plantées), qui permettront de réaliser l’essentiel des déplacements en 15 minutes.
- Nous favoriserons la désimperméabilisation, la réaffectation de grands parkings et la végétalisation des cours d’écoles.
- Nous imposerons 20 % minimum de surfaces non imperméabilisées éco-aménageables minimum par opération d’aménagement et instaurerons un objectif de 50 hectares de renaturation.
- Nous inscrirons des clauses de génie écologique dans les appels d’offres BTP.
3. Nous transformerons l’hippodrome en grand parc urbain, un poumon vert au cœur de la rive gauche et des quartiers populaires
Nous le ferons en concertation avec les riverain·e·s et en étudiant des alternatives pour les activités hippiques.
4. Nous restaurerons les continuités écologiques, partout.
- La créerons des trames vertes et bleues dans le PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal) et le SCoT (Schéma de cohérence territoriale).
- Des emplacements seront réservés pour créer ou restaurer des espaces verts nécessaires à ces continuités (berges végétalisées, …).
- Des moratoires par quartier et par ville seront organisés sur l’urbanisation dans les corridors prioritaires du schéma régional des continuités écologiques.
5. Nous protégerons la faune et de la flore de Toulouse et de sa métropole.
- Nous lutterons contre toutes les formes de pollution, notamment sonore, lumineuse (droit à la nuit, aux étoiles enfin visibles dans le ciel) et chimiques.
- Nous adapterons toutes les constructions au respect du vivant (insectes, oiseaux, animaux liminaires) et à la protection de la biodiversité.
- Nous régulerons la publicité en ville, notamment la publicité lumineuse.
6. Nous développerons des espaces publics collaboratifs
Des parcs, équipements culturels et sportifs co-conçus avec les habitant·e·s renforceront le lien social et l’appropriation collective de la ville.
Toulouse en 2050: Capitale Européenne de l’Écologie
Nous appliquerons la règle verte à l’échelle métropolitaine : ne pas prélever à la nature plus qu’elle ne peut régénérer afin de respecter les limites planétaires.
Notre ambition est de faire de Toulouse la première ville européenne à atteindre ses objectifs de réductions des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, tout en augmentant de 50 % les espaces verts et la biodiversité urbaine.
Pour y parvenir, nous mettrons en œuvre un grand plan de réduction des émissions de CO₂ articulé en cinq volets, présenté dans le chapitre écologie :
- Plan de Mobilité (PDM) pour favoriser les mobilités faibles en carbone
- Plan ambitieux de rénovation énergétique des bâtiments
- Tertiaire : Déchets, Alimentation, Partage de matériel
- Protection de la biodiversité au sein de la métropole
- Adaptation au réchauffement climatique et protection des plus fragiles
Les quartiers populaires deviendront les quartiers pilotes de cette planification écologique, montrant qu’il est possible de concilier justice sociale et bifurcation environnementale.
JEUNESSE
Une ville qui protège et permet l’émancipation de la jeunesse
Le coût de la vie explose pour les étudiant·es toulousain·es
À Toulouse en 2025, le coût de la vie pour les étudiant·es connaît une hausse particulièrement marquée, de +5,54 % sur un an, portant le budget étudiant moyen à environ 1 215 € par mois. Cette hausse (+5,54 %) est supérieure à la moyenne nationale des grandes villes universitaires (+4,12 %).
La jeunesse c’est l’avenir, et elle représente 21% de la population de l’aire urbaine toulousaine. C’est pourquoi elle doit être au centre de nos politiques publiques.
1. Sortir de la précarité et redonner du pouvoir d’achat
Gratuité des transports en commun pour les moins de 26 ans.
Contre la hausse marquée des tarifs de transports en commun (+50% pendant les deux mandats de Jean-Luc Moudenc), nous proposons la gratuité pour les jeunes de moins de 26 ans avant 2030, avec un tarif dégressif sur 3 ans.
Encadrement des loyers et lutte contre l’insalubrité des logements étudiants.
Cette mesure essentielle permettra de stopper la spéculation et de rendre le parc privé accessible.
Aujourd’hui, les ménages consacrent 30 % de leurs ressources pour payer un loyer dans le secteur privé, et ce taux atteint 60 % pour les plus précaires.
→ Stopper la hausse des loyers, c’est rendre à nouveau accessible le marché privé locatif et rendre du pouvoir d’achat aux habitants
- Nous demanderons une expérimentation de l’encadrement des loyers auprès de l’Etat
Nous pousserons au niveau national le législateur à inscrire dans la loi l’encadrement des loyers, pour pérenniser l’expérimentation qui a été conduite pendant 8 ans par la loi ELAN
Contrôler le marché locatif privé contre les abus des propriétaires
Nous renforcerons le service en charge du logement pour :
- contrôler le respect de l’encadrement des loyers,
- vérifier la conformité et la décence des logements,
- encadrer les locations meublées touristiques de type Airbnb.
Contrôler le marché de la colocation
Mise en place d’une plateforme publique de colocation (gérée par la mairie), pour sécuriser les jeunes face aux abus des propriétaires ,limiter la marchandisation de la colocation et éviter la dépendance à des plateformes privées comme Leboncoin ou Facebook.
2. Favoriser l’accès à la culture et à la sociabilité
- Gratuité des musées et lieux culturels pour les étudiants, rétablie après sa suppression par Moudenc.
- Foyers de vie collectifs : mise en place de lieux de convivialité dans les quartiers. .Cela peut passer dans un premier temps par l’expérimentation de l’ouverture en soirée des équipements publics (gymnases, maisons de quartier, etc.) pour les jeunes et les associations de jeunesse.
- Mise en place de cantines de quartier intergénérationnelles
- Améliorer la desserte en transports en commun des quartiers sans métro , avec l’alignement des horaires de bus soirée et nuit sur les horaires du métro, notamment dans les quartiers non desservis
3. S’occuper de la santé mentale, notamment pour les jeunes
Créer un pôle de santé mentale municipal : un centre d’accueil proposant notamment pour les jeunes la possibilité de consulter des professionnels de la santé mentale de manière anonyme, gratuite, sans rendez-vous ni autorisation parentale, comme cela se fait à Barcelone.
4. Faire confiance à la jeunesse
Inclure les jeunes dans les processus de la vie démocratique en créant des conseils de la jeunesse dans les quartiers.
Écologie
Toulouse, Capitale écologique européenne en 2040
Notre ville arrive au bout d’un modèle qui prétend verdir en façade mais qui, dans les faits, produit bétonnisation, bouchons, passoires thermiques, pollutions et dépendance à la voiture. Les études métropolitaines l’admettent elles-même : -9 % d’émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2008 prévues en 2030, là où il faudrait -40 %. Ce retard est la conséquence directe d’une inaction irresponsable et d’une politique de rente foncière et de marchandisation capitaliste des biens communs (services publics, eau, sols, air, espace public).
Ce sont les milieux populaires qui en subissent d’abord et le plus violemment les effets : pollution de l’air et du bruit, mal-logement, dépendance contrainte à la voiture.
Nous ferons l’inverse : nous remettrons les biens communs au centre, nous ferons de l’écologie une politique d’égalité, et nous ferons des quartiers populaires les territoires pilotes de la protection du vivant.
Nous portons un projet clair : une bifurcation écologique populaire, juste, démocratique, planifiée, par toutes et tous, pour toutes et tous. Cette bifurcation ne se fera pas contre les habitant·es : elle se fera par elles et eux contre un système capitaliste qui organise la dépendance au carbone et aux rentes, et à la croissance sans fin de la consommation. Nous romprons avec ce modèle parce qu’il détruit le vivant, abîme la ville et condamne les plus précaires à subir la crise écologique.
Nos engagements écologiques sont les suivants:
- L’atteinte des –55 % d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport à 1990.
- À l’horizon 2050, une métropole quasiment décarbonée par la sobriété.
- La sauvegarde de la biodiversité et la protection de nos biens communs: Air, Eau, Sols, Faune et Flore.
- Des conditions de vie, de logement, de travail et de loisirs saines pour toutes et tous.
Notre boussole : la Règle Verte
Elle consiste à ne pas prendre à la nature plus qu’elle ne peut régénérer et ne pas émettre / déverser plus que ce que les écosystèmes peuvent absorber.
Localement, cela se décline par les limites planétaires sur lesquelles une métropole peut agir : climat, intégrité du vivant, occupation des sols, déchets, eau. Elle impose aussi de protéger les biens communs et d’assurer des conditions de vie dignes en matière de santé et de confort thermique.
C’est le principe qui guidera la planification écologique métropolitaine avec un but unique : rendre Toulouse habitable à +2 °C : une ville respirable, fraîche, sobre en ressources et en énergie, où la qualité de vie ne dépend ni du revenu ni de l’adresse.
Notre méthode : la planification écologique par les Régies Publiques
Nous instaurerons une Planification Écologique Métropolitaine : un dispositif permanent de décision, de suivi et de révision de la trajectoire. Cette planification sera démocratique « par et pour toutes et tous », avec une priorité donnée aux quartiers populaires et un pilotage effectif par les usager·es.
L’instrument central de cette planification sera les régies publiques des services structurants, aujourd’hui délégués : eau et assainissement, déchets, stationnement, affichage, transports. Elles donneront la capacité matérielle, juridique et budgétaire de réellement orienter les trajectoires.
Les régies publiques sont l’outil concret de la Règle Verte : elles permettent de sortir des injonctions à la rentabilité et de permettre la décroissance des déchets incinérés, de l’eau gaspillée, de la consommation publicitaire : consommer moins mais mieux.
Dès 2026, on bifurque ! La réduction des émissions de C02
1. Lancer une planification écologique populaire à travers toute la métropole.
- Nous ferons une remise à plat transparente et démocratique de tout le PCAET (Plan Climat Air Énergie Territorial)
- Nous lancerons des audits citoyens Climat / Air / Sols / Eau / Biodiversité de tous les territoires, quartier par quartier.
- Nous lancerons un grand plan d’audits de diagnostics de performance énergétique des logements
2. Décarboner les mobilités et sortir des embouteillages
- Nous réduirons la place faite à la voiture pour aller sur le développement des mobilités douces (marche à pied et vélo)
- Nous développerons les transports en commun avec un choc d’offre de bus de +20% (4M km commerciaux) : augmentation du nombre de lignes Linéo, créations de nouvelles lignes, amplitude et fréquences accrues
- Nous mettrons sur les rails un RER métropolitain cadencé toutes les 15 minutes de 5h du matin à minuit traversant toute la métropole, sur le modèle du projet de l’association Rallumons l’Étoile
- Les lignes de bus actuellement en délégation de services publics (DSP) seront reprises en régie publique Tisséo (y compris TPMR)
- Nous créerons une régie publique du stationnement pour casser la rente d’usage de l’auto. Voir notre programme programme mobilités pour plus de details
3. Rénover massivement les bâtiments publics et privés : 0 passoires thermiques avant 2038
- Nous atteindrons le zéro passoire et bouilloire thermique F & G en 12 ans, avec un scénario ambitieux de montée en classe (E→D+, D→C+ d’ici 2050). Nous rénoverons en priorité les bâtiments publics, puis le parc privé dans le diffus par des préemptions. 45 000 logements seront rénovés durant le prochain mandat, afin d’atteindre l’objectif de -40% d’émissions de GES de la SNBC 3.
- Nous lancerons un grand plan d’audit DPE pour détecter les passoires sur l’ensemble de la métropole.
- Nous généraliserons le permis de louer pour protéger contre le logement insalubre.
- Nous mettrons en œuvre des acquisitions publiques, des préemptions massives et des OPAH ciblées en mobilisant l’Établissement Public Foncier Local (EPFL) pour le portage et la requalification des îlots dégradés, en lien avec Toulouse Métropole Habitat et les bailleurs publics. Nous pourrons ainsi acquérir, dépolluer et sécuriser les bâtiments dégradés, avant d’assurer leur rénovation énergétique et une gestion sociale des logements. Nous assurerons une trajectoire publique complète, du foncier à la réhabilitation puis à la location sociale sans spéculation. Toulouse Métropole habitat passera de 500 → 1000 constructions par an et de 750 → 1500 réhabilitations, avec un objectif de 4000 logements sociaux / an dans le prochain PLUIH, soit 24000 sur le mandat complet. (2500 / an actuellement).
- Nous ciblerons en priorité les quartiers les plus vulnérables (quartiers populaires, écoles, etc.) pour adapter en premier là où l’exposition est la plus forte.
- Nous améliorerons le confort climatique des logements par la rénovation, l’isolation, la ventilation naturelle et les protections solaires.
4. Repenser nos modes de consommation de biens et de production de déchets
- Nous replacerons Toulouse sur la trajectoire légale et écologique de réduction de production de déchets, en s’inspirant largement des préconisations de l’association ZeroWaste.
- Nous réduirons nos déchets pour aller vers une trajectoire de réduction massive de l’incinération;
- Nous développerons le tri des biodéchets à la source
- Nous soutiendrons les filières de ré-utilisation → ré-utilisation → recyclage
- Nous lancerons des campagnes de prévention pour réduire la consommation de produits jetables.
Pour rendre tout cela possible, nous lancerons les études sur le passage en régie publique de DECOSET - Nous utiliserons les régies publiques de partage comme levier de mutualisation: véhicules, outils, matériel.. L’objectif sera de réduire la consommation contrainte et d’augmenter le pouvoir d’achat réel.
5. L’alimentation publique comme levier de végétalisation, de relocalisation et de décarbonation
- Nous tendrons vers 100 % d’alimentation publique bio / locale, avec une option végétarienne quotidienne à la cantine et dans les restaurant publics dans l’objectif objectif de deux repas végétariens par semaine et par enfant avant 2030
- Cette végétalisation et cette relocalisation sera largement déployée au sein de la restauration du secteur public et les 35000 repas quotidiens produits par la cantine centrale.
- Nous ferons l’acquisition de foncier pour créer des fermes urbaines à l’image de La Ferme Urbaine des Pradettes chargée de prendre en charge une part de plus en plus grande de l’approvisionnement de la restauration collective.
- Nous créerons des restaurant municipaux en régie publique et soutiendrons l’expérimentation de la sécurité sociale de l’alimentation qui s’appliqueront ces objectifs
- Nous soutiendrons le développement des AMAPs, des marchés paysans, des magasins de producteurs et des épiceries coopératives.
- Nous soutiendrons le développement d’une sécurité sociale de l’alimentation au sein de la métropole. Pour plus de détails, consultez notre programme Alimentation.
6. Une politique énergétique privilégiant la sobriété à toutes les échelles
- Nous lancerons des études sur le développement de la géothermie comme source d’énergie complémentaire aux réseaux de chaleur existants et étudierons leur extension à des quartiers et villes de la métropole non desservis actuellement.
- Nous favoriserons la sobriété en matière de consommation d’énergie et elle sera le fil rouge de la politique énergétique et de réduction des émissions de C02 locales.
Protéger la Biodiversité et nos Biens Communs: Eau, Air, Sols
1. Une Régie Publique de l'Eau et de l'Assainissement avant 2032
Nous mettrons en place une régie publique de l’Eau et de l’assainissement pour sortir de la gestion privée de Suez et Véolia, ce qui permettra une tarification sociale et de rendre les premiers m3 d’eau gratuits.
2. Stop aux projets écocides ! Un engagement simple et radical
- Nous nous opposerons aux grands projets inutiles écocides : A69, Jonction Est, Boulevard urbain Canal Saint-Martory, LGV.
Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ces projets destructeurs ne voient jamais le jour.
Aucun de ces projets ne sera une monnaie d’échange pour quelques négociations que ce soit, avant ou après l’élection. - Nous remettrons le Plan d’Aménagements Routiers Métropolitains (PARM) à plat: le secteur routier deviendra la variable d’ajustement et les transports publics la priorité.
- Nous nous opposons à la Tour Occitanie et nous convoquerons le PDG de la compagnie de Phalsbourg au Capitole pour exiger que le projet de la Tour Occitanie respecte les normes sociales et écologiques.
3. Un grand plan de lutte contre les pollutions afin de protéger faune et flore urbaines
- Nous garantirons notamment l’application du plan « zéro phyto » partout afin de protéger les populations d’insectes, d’oiseaux et autres animaux liminaires.
- Nous sortirons de l’usage des produits chimiques toxiques ou perturbateurs endocriniens dans les bâtiments municipaux et métropolitains, en particulier dans les écoles
- Nous nous assurerons du bon déroulement des opérations de désamiantage des bâtiments communaux et intercommunaux, ainsi que de la sécurisation des sites présentant des niveaux de radioactivités dangereux
- Nous installerons des nichoirs en ville pour favoriser l’environnement des d’oiseaux
- Nous mettrons en place une réglementation contre la pollution lumineuse, pour garantir, dans la capitale de l’espace, le droit à toutes et tous·tes de contempler la nuit et les étoiles.
4. Une nouvelle politique d’urbanisme pour rompre avec le capitalisme urbain
- Nous définirons une nouvelle politique foncière, pour remettre le patrimoine public au service des habitant·es, et dont le but sera de planifier collectivement l’usage du foncier public.
- Nous garantirons la zéro artificialisation nette d’ici à 2050 : nous construirons mieux, en densifiant l’existant, dans le respect de concertations avec les habitant·e·s. Nous lancerons des opérations pour dé-artificialiser des stationnements ou des emprises libérées lors de démolitions. Consultez notre programme Urbanisme pour plus de détails
5. Ré-apprendre à cohabiter avec le vivant en ville
- Nous maintiendrons des espaces de friches pour les pollinisateurs sauvages.
- Nous penserons l’habitat et la construction avec une architecture adaptée pour le nichage des oiseaux.
- Nous organiserons des visites et de la formation naturaliste auprès des publics scolaires ainsi que de l’éducation populaire pour toutes et tous.
- Nous respecterons et protègerons les animaux liminaires. Pour plus de détails, consultez notre programme Condition Animale
Anticiper et s'adapter au réchauffement climatique
1. Végétaliser pour rafraîchir
- Nous lancerons un plan de végétalisation massif des sols, des voies et du bâti, avec des essences adaptées au réchauffement, et en suivant des indicateurs de surface ombragée. Nous stopperons les coupes d’arbres, et considérerons les arbres comme un patrimoine précieux à protéger.
- Nous ferons un moratoire immédiat sur les coupes d’arbres en ville et garantirons l’exécution réelle et concertée du développement d’une réelle canopée d’arbres à travers la ville, sans les effets pervers de la compensation.
- Nous fixerons l’objectif d’un parc fraîcheur par quartier (moins de 15 minutes à pied), qui apporte des îlots d’ombre, et de la fraîcheur avec fontaines et brumisateurs urbains
- Nous mènerons un vaste plan de désimperméabilisation et de végétalisation : cours d’école d’abord, puis certaines voiries et parkings seront débitumés pour redonner place à des sols vivants, perméables et fertiles.
2. Protéger de la chaleur durant chaque été
- Nous préparerons la ville aux fortes chaleurs en construisant de nouvelles fontaines, toilettes publiques et nous étudierons la réouverture des bains-douches publics. Notre objectif est d’avoir 260 toilettes publiques durant le mandat, contre 124 à ce jour, pour rattraper les villes mieux-disantes : Rennes et Lyon, qui ont une toilette pour 2 000 habitants. Nous installerons aussi des brasseurs et purificateurs d’air dans chaque école, EHPAD et logements publics.
- Nous lancerons les études pour rendre la Garonne baignable, afin que le droit à la fraîcheur et la baignade soit accessible à tous·tes.
- Les piscines seront gratuites durant les canicules, et nous lancerons un plan piscine ambitieux pour que le ratio par rapport au nombre d’habitant.e.s soit identiques aux autres grandes villes de France. Nous nous assurerons de leur accessibilité pour toutes et tous et aux horaires d’été.
- Nous développerons le service public d’accompagnement des particuliers pour la rénovation énergétique de leur logement : montage de dossiers, recherche de subventions. Il inclura la possibilité d’installation d’équipements légers (brasseurs d’air, bandes isolantes, etc) chez les particuliers.
3. Anticiper les crises et les catastrophes naturelles
- Nous mettrons en place un plan canicule & santé environnementale : Nous identifirons les personnes et les lieux les plus vulnérables, lieux frais ouverts tard (anciennes églises désacralisées, comme l’auditorium st pierre des cuisines, église du Gesu). Nous garantirons des transports et des accompagnement dédiés. Nous décrèterons la réduction du bruit et des pollutions sonores comme des mesures de santé publique.
- Nous concevrons et communiquerons avec les citoyen·nes des plans de préventions des risques adaptés aux catastrophes naturelles : sécheresse, inondation, canicule de longue durée, incendie
Égalité Femmes - Hommes
Faire de Toulouse une ville de l’égalité des droits
En France, les chiffres des violences faites aux femmes sont alarmants. En 2025, au moins 164 féminicides ont été recensés, soit une femme tuée tous les trois jours par son conjoint ou ex-conjoint. En 2023, 271 000 femmes ont subi des violences conjugales, mais seules 14% d’entre elles ont porté plainte. Par ailleurs, l’inégalité salariale persiste : les femmes gagnent en moyenne 14% de moins que les hommes à poste et compétences égales, et l’écart grimpe à 23% tout temps de travail confondu, notamment en raison des temps partiels imposés.
Malgré ces constats, les associations de terrain manquent cruellement de moyens pour accompagner les victimes et sensibiliser le public. Les coupes budgétaires récurrentes limitent leur capacité d’action, alors que les besoins explosent. Il faudrait au moins 2,6 milliards d’euros par an pour une prise en charge efficace des victimes, bien loin des 85,1 millions d’euros alloués en 2025. Faute de financements suffisants, les dispositifs d’hébergement, l’accompagnement psychologique et juridique, ainsi que les campagnes de prévention restent largement sous-dimensionnés. Pire, le budget d’Emmanuel Macron pour 2025 coupe le financement des centres d’information sur les droits des femmes et des familles.
À Toulouse même, Jean-Luc Moudenc suit le même chemin en sabrant le financement des associations, refuse la facilitation de l’accès à l’IVG, participe à des manifestations contre l’égalité des droits, et interdit les spectacles de sensibilisation aux discriminations à destination des enfants… Il est plus que temps que la ville de Toulouse s’engage pleinement dans la lutte féministe pour l’égalité femmes-hommes. Surtout dans cette période de recul mondial du droit des femmes et des minorités de genre.
Des expertises et des idées concrètes et progressistes issues des acteur·rice·s de terrain existent pour amener des améliorations réelles vers plus d’égalité. Les mesures proposées par Demain Toulouse sont issues de ces expertises.
1. Une lutte ambitieuse contre les violences sexistes et sexuelles
- Nous créerons une permanence d’écoute et d’accueil qui sera assurée 24h/24 par des agent·e·s formé·e·s afin de lutter contre les violences intrafamiliales.
- Nous mettrons à disposition des logements d’urgence anonymes et sécurisés pour les victimes.
- Nous formerons la police municipale et les services d’Allô Toulouse à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
- Nous constituerons la municipalité en partie civile dans les procès pour violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales, afin de soutenir les victimes et d’affirmer un engagement politique fort contre l’impunité.
- Nous renforcerons le dispositif “Demandez Angela” qui sera étendu et accompagné de la création d’une appli permettant d’avoir accès aux lieux partenaires: services publics, commerçant·e·s formé·e·s. Il sera également mieux suivi afin de s’assurer du réel engagement et de la formation des partenaires et pour éviter l’instrumentalisation commerciale.
- Nous mettrons en place un plan municipal de lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans le sport, en lien avec les clubs, en conditionnant les soutiens publics à des engagements éthiques précis et vérifiés. Ce plan intégrera la formation des encadrant·e·s et bénévoles, ainsi que des actions systématiques de prévention et de sensibilisation à destination des pratiquant·e·s et de leurs familles.
- Nous aiderons à la mise en place d’espaces sûrs en non mixité choisie pour favoriser l’inscription des femmes à des activités sportives
- Nous mettrons fin à la politique de lutte répressive contre les personnes concernées par la prostitution, pour aller vers une politique d’accompagnement et de médiation : en supprimant les arrêtés anti-prostitution, en cessant le harcèlement par la police municipale, en travaillant avec les associations sur les relations avec le voisinage et l’accompagnement social.
2. Une ville inclusive, pour enfin atteindre l’égalité au quotidien
- Nous installerons des toilettes publiques accessibles à toutes et tous dans toute la ville, au-delà des seuls urinoirs. Nous mettrons en place une toilette publique pour 2000 habitant·e·s comme préconisé dans la Proposition de loi déposée par Mathilde Hignet et François Piquemal, contre une pour 7 000 aujourd’hui à Toulouse. De plus, à l’heure actuelle, la plupart des toilettes publiques sont gérées en délégation de service public : nous souhaitons un passage en régie publique.
- Nous demanderons des études d’impact genrées pour toute opération d’aménagement public : Pour assurer que les espaces publics favorisent et protègent la présence des femmes à toute heure de la journée. Une instance participative citoyenne permettra de cibler les obstacles à l’égalité dans la ville et de faire émerger des idées innovantes issues du terrain, notamment du quotidien des habitantes.
- Nous formerons les professionnel·le·s de l’enfance et de la petite enfance à l’égalité de genre, en lien avec les associations, afin de lutter contre la reproduction des stéréotypes dès le plus jeune âge. Cette formation s’accompagnera d’actions concrètes dans les crèches et les écoles, telles que l’aménagement de l’espace, la sensibilisation des familles et la distribution des ABCD de l’égalité.
- Nous renforcerons l’accès effectif aux soins de santé sexuelle et reproductive, dont l’IVG, en déployant des actions d’information, d’orientation et des dispositifs municipaux de soutien.
- Nous mettrons en place un plan municipal de prévention, de dépistage et d’accès aux soins d’urgence pour les IST, en lien avec le CeGIDD et les associations concernées.
- Nous lutterons contre les déserts médicaux, notamment gynécologiques, à Toulouse et dans sa métropole en favorisant la création de centres de santé.
- Nous créerons une application qui référencera les lieux de secours en cas de harcèlement ou de VSS, les emplacements des toilettes publiques, les distributeurs gratuits de protections périodiques [hygiéniques], les centres de santé et les lieux ressources.
- Nous favoriserons la sécurité des femmes dans les transports publics, et en particulier dans les transports de nuit après 21 heures et avant 07h du matin, avec notamment la descente à la demande, et la formation des agent·e·s Tisséo aux questions de violences sexistes et sexuelles.
- Nous déploierons, dans un cadre féministe, des dispositifs d’accueil et d’accompagnement des hommes souhaitant du soutien et des espaces d’échange, afin de prévenir les violences sexistes et sexuelles.
3. Une collectivité exemplaire : s’engager pour l’égalité des genres entre les agentes et agents municipales et chez les partenaires de la collectivité.
Nous réaliserons un audit avec les organisations syndicales afin d’identifier les inégalités en matière de primes, promotions et types de contrats. Sur cette base, un plan de rattrapage salarial et d’égalité professionnelle sera mis en place, avec des actions concrètes pour garantir une progression de carrière plus équitable et une réduction du temps partiel et de la précarité des agentes.
Nous instaurerons un congé menstruel, permettant aux agentes concernées de bénéficier d’un jour de repos ou d’un aménagement du temps de travail sans perte de salaire.
Nous mettrons en place un rallongement du congé parental du second parent rémunéré afin de favoriser un meilleur partage des responsabilités familiales.
Nous mettrons en place un système de garde d’enfants adapté aux horaires décalés du personnel municipal, comprenant l’ouverture de crèches à horaires élargis, un service de garde d’urgence, un soutien financier aux familles monoparentales et la promotion du télétravail lorsque cela est possible.
Nous garantirons avec fermeté le respect des clauses d’égalité femmes-hommes dans l’attribution des marchés publics et des délégations de services publics.
Nous favoriserons l’accès aux femmes à de hauts postes à responsabilités à la mairie et à la métropole.
Nous signerons la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale et nous adopterons un plan d’action pluriannuel doté d’un budget dédié, suivi chaque année en conseil municipal.
Nous créerons un service “Droits des femmes et des minorités de genre”, placé sous l’autorité directe de la mairie ou à un·e adjoint·e de premier plan, chargé de coordonner l’ensemble des politiques féministes de la ville et de la métropole.
Ces engagements visent à faire de la collectivité un employeur exemplaire, garantissant l’égalité professionnelle et une meilleure articulation entre vie personnelle et vie professionnelle.
Discriminations (LGBTQIA+, Racismes, Validisme)
À Toulouse, les discriminations demeurent une réalité quotidienne : discriminations racistes ou xénophobes, sexistes, LGBTQIphobes, validistes, sociales, agistes, ou encore liées au quartier où l’on vit. Ces discriminations ne se cumulent pas seulement : elles se croisent, s’entrecroisent et produisent des vulnérabilités spécifiques, particulièrement pour les habitant·e·s des quartiers populaires. Elles sont le résultat de systèmes de domination imbriqués qui organisent de manière structurelle l’accès aux ressources et aux opportunités, renforçant ainsi le sentiment d’injustice et la défiance envers les institutions.
Institutions de proximité, au contact du quotidien des habitant·e·s, la Mairie et la Métropole ont une responsabilité majeure : faire vivre l’égalité réelle et combattre les discriminations dans toute leur complexité. Cela implique d’agir en interne comme en externe : garantir des politiques RH exemplaires et inclusives, assurer des services publics accessibles à tout le monde, former les agent·e·s aux réalités intersectionnelles des discriminations, en prenant en compte les mécanismes de domination structurels communs aux différentes formes d’inégalités, et renforcer une présence active sur le terrain.
C’est en reconnaissant et en affrontant simultanément l’ensemble de ces rapports de domination que l’action publique peut réellement protéger la liberté et les droits de chacune et de chacun.
Nos objectifs :
- Faire vivre nos diversités et les célébrer
- Faire reculer toutes les discriminations.
Garantir à chaque Toulousaine et chaque Toulousain l’égalité de traitement, partout dans la ville, quels que soient son origine, son genre, son identité, sa situation ou son parcours.
Un politique inclusive de lutte contre les discriminations et pilotée avec les personnes concernées
1. Nommer un·e adjoint·e à la diversité et à la lutte contre les discriminations
Avec un mandat clair : coordonner, impulser et garantir la cohérence de l’action municipale dans une approche intersectionnelle.
2. Aider à la création d’un Observatoire local des discriminations indépendant
Cet observatoire, incluant des associations expertes dans ce domaine, s’occupera de :
- La centralisation des signalements
- La réalisation des enquêtes d’égalité de traitement (testing, diagnostics dans l’emploi, le logement, les services publics)
- La mise en oeuvre de réflexions et d’une analyse intersectionnelle des discriminations systémiques dans un contexte local afin de guider les politiques mises en oeuvre
- La publication chaque année d’un état des lieux des discriminations à Toulouse
- L’accompagnement des structures qui connaissent des problématiques d’inégalités ou des discriminations.
3. Mettre en place un Conseil Diversité et Lutte contre les Discriminations (inter-associatif)
Cette instance stratégique auprès de l’adjoint·e, sera chargée de faire remonter les besoins du terrain , de co-construire avec les acteurs et actrices (associations, habitant·e·s, personnes concernées) le plan municipal annuel de lutte contre les discriminations, d’identifier les priorités de financement selon les réalités locales, de renforcer la coopération et la mise en réseau des associations, de développer des campagnes de communication valorisant la diversité toulousaine.
Cet espace inter-associatif municipal aura également pour mission de mutualiser les ressources et de simplifier les demandes de financements et de locaux via un appui administratif, une aide au montage de projets, un soutien juridique, des formations, du partage de matériel.
Outil opérationnel de coopération, elle complète le rôle stratégique du Conseil Diversité.
4. Garantir un soutien équitable, transparent et sécurisé au tissu associatif
Les associations sont en première ligne. Elles doivent pouvoir agir dans un cadre stable, lisible et libéré des logiques de concurrence. Pour cela, nous créerons des commissions mixtes d’attribution des subventions, composées d’élu·e·s, de personnel municipal et de représentant·e·s associatifs tiré·e·s au sort, afin de garantir la transparence.
Nous mettrons en place des financements pluriannuels, stables et pérennes, pour sécuriser les associations et sortir durablement des logiques de mise en concurrence.
Pour l’ensemble des subventions, une clause antidiscrimination sera instaurée, avec une possibilité de suspension en cas de manquements.
5. Créer des lieux municipaux de permanences associatives et refonder l’Espace Diversité Laïcité
Nous ouvrirons des lieux municipaux pour accueillir des permanences associatives spécialisées et de recueil de la parole.
L’Espace Diversité Laïcité est un lieu ressource qu’il convient d’améliorer et de rendre plus accessible en cogestion avec les associations concernées, en le dotant d’agent·e·s formé·e·s, d’un accueil renforcé, de permanences associatives régulières. Il pourra également accueillir l’inter-association municipale.
6. Valoriser les diversités, les cultures et les mémoires toulousaines
Nous soutiendrons une programmation culturelle inclusive, en créant des scènes ouvertes, résidences municipales, partenariats avec les festivals et dispositifs d’accompagnement pour les artistes issus des quartiers populaires et des minorités.
Nous soutiendrons et encouragerons toutes les initiatives valorisant la diversité toulousaine, les cultures populaires, les artistes racisé·e·s, LGBTQIA+, en situation de handicap et les mémoires invisibilisées ou marginalisées
7. Développer des campagnes de communication inclusive
Conçues avec le Conseil Diversité, elles mettront en lumière des parcours, initiatives et récits reflétant la pluralité de la ville.
Une mairie exemplaire dans la lutte contre les discriminations
1. Soutenir les agent·e·s victimes de discriminations
Nous soutiendrons pleinement les agent·e·s municipaux·ales victimes de discriminations, en les accompagnant dans le dépôt de plainte, la mairie se constituera, le cas échéant, partie civile. La Mairie portera attention également aux discriminations syndicales.
2. Garantir un recrutement juste et non discriminatoire
Nous formerons les personnes en charge du recrutement aux biais discriminatoires, à la diversité et au non-jugement, et adopterons un plan RH interne d’égalité. Nous respecterons le taux d’embauche de personnel handicapé, y compris à des postes à responsabilité.
3. Encourager les initiatives internes
Nous lancerons un appel à initiatives permettant aux agent·e·s de proposer des actions concrètes (accueil, médiation, accessibilité, prévention des discriminations) et de bénéficier d’un appui technique ou financier.
4. Déployer un catalogue de formations “Diversité et lutte contre les discriminations”
Nous le ferons avec une priorité aux agent·e·s en contact avec le public (état civil, petite enfance, éducation, CCAS, police municipale).
5. Renforcer la formation et l’exemplarité au sein de la police municipale
Nous intègrerons un module obligatoire sur les contrôles non discriminatoires et les pratiques professionnelles à risque, afin de garantir un service public respectueux et égalitaire.
La lutte contre les discriminations se fera en faisant respecter l’interdiction des contrôles au faciès, en établissant la traçabilité des actions de police municipale et l’évaluation annuelle en association avec les collectifs d’habitant·e·s.
6. Protéger agents et usagers : prévention et alertes internes
Nous développerons au sein de la police municipale des dispositifs de prévention et de signalement du harcèlement ou des comportements inappropriés, pour renforcer la confiance dans l’institution.
7. Désigner un·e référent·e “Lutte contre les discriminations” dans chaque service
Nous le ferons avec des moyens dédiés et des rôles clairement identifiés et sans surcharge de missions.
8. Auditer régulièrement les conditions d’accueil des services municipaux
Nous évaluerons l’accueil et le traitement des usager·e·s dans les services municipaux afin d’identifier les obstacles, de garantir l’égalité de traitement et la mise en œuvre des actions de prévention des discriminations, d’amélioration des conditions de travail et de renforcement de l’inclusion dans l’ensemble des services municipaux.
9. Permettre à Toulouse de se constituer partie civile dans les procès
La mairie se tiendra aux côtés des personnes victimes de discriminations, affirmant sa détermination à défendre la dignité de toutes et tous.
10. Créer un guichet municipal unique d’information et d’orientation
Ce guichet offrira un accueil accessible et confidentiel, ainsi qu’un service d’expertise juridique pour accompagner les victimes dans leurs démarches, leurs droits et leurs recours en matière de discriminations.
11. Mettre en place un numéro vert d’orientation pour les personnes victimes de discriminations
Associé aux services d’Allo Toulouse, ce numéro servira à accueillir la parole et renvoyer vers les services et les associations adéquates.
12. Autoriser à nouveau l’accès aux écoles pour les associations
Nous permettrons l’intervention d’associations spécialisées en prévention et éducation au respect, à l’égalité et à la lutte contre toutes les formes de discriminations au sein des écoles toulousaines.
Ces actions seront construites en lien étroit avec les équipes éducatives pour garantir leur qualité et leur cohérence pédagogique.
Lutter contre les racismes et les discriminations liées à la religion
1. Garantir l’accès aux droits pour les personnes migrantes et d’origine étrangère
Nous renforcerons l’accompagnement des personnes sans-papiers ou en situation administrative complexe, les orienter vers des permanences juridiques spécialisées, et appuyer dans les démarches et garantie d’accès aux services municipaux essentiels, sans discrimination.
- Nous faciliterons l’accès à l’Aide Médicale d’État (AME)
- Nous mettrons en place un accompagnement municipal pour informer, orienter et soutenir les personnes migrantes lorsque l’Etat ne remplit pas son rôle.
- Nous déploirerons une médiation linguistique et interculturelle partout où elle est nécessaire. Pour faciliter l’accès aux droits, accompagner les démarches administratives, améliorer la communication avec les institutions et réduire les situations d’incompréhension.
2. Rompre avec les politiques indignes envers les populations des gens du voyage :
- Nous mettrons fin aux expulsions systématiques. Aucune expulsion sans solution de relogement ne se produira, dans le respect de la loi et de l’intégrité des familles.
- Nous garantirons la scolarisation et l’accès aux droits.
- Nous lutterons contre la ségrégation scolaire et nous faciliterons l’accès à la santé, à l’emploi et aux démarches administratives.
- Nous nous appuyerons sur les associations spécialisées pour rapprocher l’insertion professionnelle des lieux de vie et mettrons aux normes les aires d’accueil prévues par la loi.
3. Offrir un accueil laïque, neutre et non discriminatoire dans tous les services municipaux
Nous formerons les agent·e·s aux principes républicains de liberté de conscience, d’égalité et de neutralité, afin de prévenir les discriminations visant notamment les personnes musulmanes, juives ou appartenant à toute autre religion, conformément à l’esprit de la loi de 1905.
4. Mettre en place une veille municipale des discriminations religieuses et des actes de haine
Suivi des faits islamophobes, antisémites ou visant d’autres croyances ; coopération avec les associations spécialisées ; transparence publique et propositions d’actions correctives.
5. Soutenir les actions de médiation et d’éducation populaire sur la liberté de conscience
Appui aux associations menant des ateliers contre les préjugés religieux dans les écoles, quartiers et équipements municipaux, sans financer aucun culte.
Lutte contre les LGBTQIAphobies
1. Santé, droits et accompagnement des personnes LGBTQIA+
- Nous renforcerons le soutien municipal au Planning Familial pour compenser les baisses de financement de l’État afin de garantir la continuité des accompagnements d’urgence, et l’accès à l’IVG.
- Nous soutiendrons la création d’un Centre de Santé et de Médiation en Santé Sexuelle dédié aux personnes LGBTQIA+ sur le modèle du SPOT de Montpellier, en collaboration avec l’ARS.
- Nous assurerons la prise en compte des droits des personnes intersexes, ainsi
qu’un dialogue institutionnel régulier avec le CHU, les équipes pédiatriques, les associations intersexes et les personnes concernées pour promouvoir la fin des mutilations génitales non consenties, dans le respect des bonnes pratiques médicales. - Nous garantirons un hébergement d’urgence pour les jeunes LGBTQIA+ rejeté·e·s par leur famille avec mise à disposition de places dédiées.
Nous simplifierons des parcours administratifs de transition de genre (changement de prénom) avec des professionnel·le·s formé·e·s et un accompagnement municipal. Nous adapterons les formulaires administratifs municipaux aux différentes formes de famille
2. Prévention des violences et sécurisation de l’espace public
- Nous renforcerons la prévention des violences contre les personnes LGBTQIA+ avec des actions de sensibilisation et de formation dans les bars, clubs, lieux festifs, quartiers de nuit et événements culturels, en partenariat avec les associations spécialisées.
- Nous déploierons un plan municipal de lutte contre les violences LGBTQIAphobes dans l’espace public incluant la formation des agent·e·s municipaux·ales et des campagnes de prévention visibles dans les transports et les rues.
3. Soutien aux associations et fin du pinkwashing institutionnel
- Nous romprons avec le pinkwashing institutionnel : nous orienterons les subventions vers les actions utiles, pas uniquement vers les opérations symboliques
- réorientation des financements vers les associations d’accompagnement, de santé sexuelle, de médiation et de soutien communautaire,
- refus de concentrer les budgets sur un seul événement annuel,
- construction avec les associations de critères de financement justes et transparents.
- Nous soutiendrons les initiatives communautaires et l’éducation populaire LGBTQIA+ : Aides à la création d’espaces, activités, groupes de parole, actions éducatives et sociales.
4. Mémoire, culture et visibilité LGBTQIA+
- Nous ferons vivre les mémoires LGBTQIA+ dans la ville en commémorant la journée du souvenir trans, la journée mondiale de lutte contre le Sida et l’anniversaire de la légalisation du mariage pour tous
- Nous soutiendrons la création artistique LGBTQIA+ locale et populaire
- Nous intègrerons l’histoire LGBTQIA+ dans les programmations culturelles municipales
Lutte contre le validisme
1. Accessibilité universelle et lutte contre le validisme structurel
- Nous réaliserons un audit régulier de l’accessibilité des services municipaux :
Évaluation complète des bâtiments, transports, espaces publics, équipements culturels et sportifs, en lien avec les associations de personnes handicapées. - Nous assurerons la formation et la bonne connaissance des agent·e·s chargé des marchés publics des normes et recommandations en termes d’accessibilité.
- Nous lancerons dès la première année un plan pluriannuel d’accessibilité des locaux municipaux avec une mise en conformité progressive de tous les équipements publics, priorisation des lieux essentiels (mairies de quartier, écoles, centres sociaux, bibliothèques).
- Nous renforcerons l’accessibilité numérique et administrative :
Démarches simplifiées, documents en FALC (facile à lire et à comprendre), sites web compatibles avec les lecteurs d’écran, description d’images sur les sites web et les réseaux sociaux, permanence d’accompagnement dans les maisons de la citoyenneté (droit au refus du numérique), permanences avec du personnel formé à la LSF (langue des signes française). - Nous formerons l’ensemble des agent·e·s en contact avec le public à l’accueil des personnes en situation de handicap, et mettre à disposition des ressources auxquelles ils et elles peuvent se référer (référent·e·s accessibilité, livret)
- Nous favoriserons l’achat de matériel adapté dans les écoles :
Mobiliers, outils numériques et dispositifs sensoriels permettant à chaque enfant d’apprendre dans des conditions dignes. - Nous renforcerons l’accueil des enfants handicapé·e·s dans les crèches et les écoles.
- Grâce à l’augmentation des effectifs d’ATSEM, des formations dédiées et une coordination avec les familles et les professionnels de santé seront possibles.
2. Santé mentale, handicap psychique et pair-aidance
- Nous formerons les agent·e·s municipaux·ales au handicap psychique et à l’accueil des personnes en souffrance
- Nous simplifierons l’accès aux droits pour les personnes concernées en proposant des services de médiation spécialisés
- Nous soutiendrons les associations de pair-aidance en santé mentale en leur donnant les moyens d’accéder à des locaux et en permettant leur présence dans les lieux d’accès aux droits.
- Nous intègrerons la santé mentale à toutes les politiques municipales : prévention dans les écoles, soutien aux initiatives culturelles et sportives favorisant le bien-être psychique, travail transversal avec les associations et le secteur médico-social.
3. Addictions : réduction des risques et lutte contre les discriminations
- Nous développerons des campagnes de prévention non culpabilisantes et fondées sur les preuves : risques liés à l’alcool, au tabac, aux drogues et aux jeux, en lien avec les professionnel·les de santé et les associations.
- Face aux limites de la prohibition, nous mettrons en place des espaces de consommation à moindre risque (Halte Soin Addiction) en partenariat avec les associations spécialisées et l’ARS.
- Nous renforcerons l’accès au soin et à l’accompagnement pour les usager·e·s de drogue.
Nous valoriserons des approches de santé publique, nous soutiendrons aux associations de terrain, nous formerons des agent·e·s municipaux·ales à la réduction des risques. - Nous lutterons contre la stigmatisation des usager·e·s en reconnaissant leur statut de citoyen·ne·s à part entière, et romprons avec les approches purement sécuritaires ou infantilisantes pour garantir l’accès aux droits et aux services.
Lutte contre les discriminations liées à la classe sociale et/ou au territoire
1. Garantir l’égalité d’accès aux opportunités pour les jeunes des quartiers populaires
- Nous créerons un Fond d’Initiatives Jeunes : Micro-financements destinés aux 15-25 ans des quartiers populaires pour soutenir des projets culturels, sportifs, solidaires, éducatifs ou de lutte contre les discriminations.
- Nous organiserons des forums emploi et orientation dédiés dans les quartiers populaires pour présenter les formations, les filières du supérieur et les secteurs en tension, en lien avec les associations et les établissements scolaires.
- Nous soutiendrons l’accompagnement collectif des jeunes avec des dispositifs de mentorat, ateliers CV et préparation aux concours, renforcement des partenariats avec les acteurs de la jeunesse pour réduire les inégalités d’accès aux métiers qualifiés.
2. Lutter contre la fracture numérique et garantir un égal accès aux droits
- Nous déploierons des médiateur·rice·s numériques dans toute la ville pour accompagner aux démarches en ligne, aux usages essentiels du numérique et à l’accès aux services publics.
- Nous renforcerons l’accès gratuit aux outils numériques : mise à disposition d’ordinateurs, imprimantes et connexions dans les maisons de quartier, bibliothèques et lieux d’accès aux droits.
- Nous formerons les agent·e·s municipaux·ales à l’accueil non-discriminatoire
Nous sensibiliserons aux discriminations sociales, aux biais de classe et aux pratiques d’accueil dignes et égalitaires dans les services municipaux. - Nous maillerons la ville de lieux ressources d’accès aux droits permettant aux personnes qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas utiliser le numérique.
3. Justice territoriale : combattre la relégation par la redistribution
- Nous mettrons en œuvre une politique municipale de justice territoriale
Nous égaliserons progressivement les investissements entre les quartiers, en garantissant un niveau d’investissement public par habitant·e équivalent et un rattrapage prioritaire dans les quartiers populaires jusqu’à atteindre l’égalité effective. - Nous publierons chaque année un rapport sur les inégalités territoriales pour analyser les écarts d’accès à la culture, au sport, aux services publics, aux espaces d’accueil, aux équipements municipaux, aux toilettes publiques ..
4. Soutenir les associations et garantir l’égalité d’accès aux espaces collectifs
- Nous mettrons à disposition des locaux municipaux gratuits ou à coût symbolique pour les associations des quartiers populaires, les collectifs éducatifs et les projets de solidarité.
- Nous favoriserons les actions culturelles, sportives et citoyennes dans les quartiers populaires en y apportant un soutien financier et logistique.
Économie - Entreprises - Commerces - Emploi
Lutter contre la prédation, protéger, soutenir et relocaliser
Depuis 2024, Toulouse a vu pleuvoir les plans sociaux, de licenciements collectifs, dans un silence complice des pouvoirs de la mairie de Toulouse et de sa métropole :
- 980 suppressions de postes chez Thales Alenia Space,
- 424 postes menacés chez Airbus Defense & Space
- 240 emplois détruits chez Continental Automotive,
- 180 détruits chez Easy Mile,
- 110 emplois détruits chez Carré Bâtiment,
- 800 postes supprimés à la mairie de Toulouse,
Toulouse ne doit pas être livrée aux logiques de spéculation, de sous-traitance précaire ou de monoculture technologique.
Voici nos propositions pour que l’économie et l’emploi de notre ville soient au service réel des habitant·es.
1. Stop à l’austérité pour les agent·es de la mairie et de la métropole
- Nous mettrons fin à la casse de l’emploi public : régularisation des contrats précaires des agent·es : ATSEM, personnel des CLAE, agent·es d’entretien, employé·es des bibliothèques, …
- Nous reconnaîtrons la pénibilité du travail des agent·es : avec mise en place des jours de sujétion pour les emplois concernés
- Nous revaloriserons les salaires des femmes, moins payées que les hommes à la mairie de Toulouse, des conducteur·ices de TISSEO et de tout·es les autres employé·es du service public subissant une rémunération sous-évaluée.
- Nous réaliserons un audit du plan Proxima : ce plan mis en place dans un objectif de coupes budgétaires et de personnels a été d’une grande violence pour les agents et agentes de la mairie/métropole. Nous lancerons un audit avec les syndicats et le CST suite à cette réorganisation pour lutter contre la souffrance qu’elle a engendré, identifier les points de tensions et de dysfonctionnements afin de les endiguer.
2. Réorienter l’investissement municipal vers l’emploi utile et l’économie locale
- Nous utiliserons la commande publique comme levier d’emploi local : un grand plan de rénovation énergétique des bâtiments publics, alimentation bio et locale pour les cantines, circuits courts. Nous contracterons avec les territoires voisins pour créer des filières courtes et écologiques notamment pour l’alimentation.
- Nous créerons, au niveau intercommunal, un service d’aide aux entreprises et producteurs locaux pour leur permettre de bénéficier des marchés publics : conseils, coopératives (SCIC) permettant aux producteur·ices de répondre de façon groupée
- Nous insérerons des clauses sociales, dont l’égalité femmes/hommes, écologiques et de production locale dans tous les marchés publics
3. Soutenir le tissu économique local
- Nous demanderons à l’État la mise en place de l’encadrement des loyers commerciaux, et, si besoin, préempter, via l’EPFL, les locaux commerciaux restant vides à cause des prix excessifs demandés par les promoteurs.
- Nous convoquerons dans les 100 premiers jours de mandat les multipropriétaires des 230 000 m² de bureaux vacants à Toulouse pour les remettre sur le marché à des prix accessibles ou les préempter pour les mettre à disposition de PME, artisans et ateliers d’artistes.
- Nous nous efforcerons d’atteindre l’objectif d’une “ville du quart d’heure”, où commerces, activités, services publics seront accessibles dans le quart d’heure aux habitant·es de tous les quartiers. Pour cela, nous favoriserons dans le PLUIH la présence d’activités dans les quartiers pour les rendre plus mixtes et rapprocher l’emploi du domicile (règles d’urbanisme plus favorables, aménagement des rez-de-chaussée, linéaires commerciaux préservés, type d’activités autorisées ou interdites…)
- Nous mettrons en place une charte de lutte contre la corruption et le clientélisme pour lutter contre ce fléau dont souffrent de nombreux·ses commerçant·es et entrepreneur·ses, et en finir avec les affaires et le copinage de l’équipe Moudenc.
- Nous embaucherons un·e expert·e en reprise d’entreprise au niveau intercommunal pour accompagner et soutenir les salarié·es pour la reprise d’entreprises, notamment en SCOP, en lien avec les services locaux du Ministère du Travail et de l’Emploi.
- Nous mettrons à disposition les moyens publics (mise à disposition de locaux, soutien financier, monnaie locale, systèmes d’échange locaux…) pour le développement des AMAP, des marchés paysans et des magasins de producteurs, d’épiceries coopératives permettant la commercialisation des productions locales
- Nous soutiendrons les coopératives d’activité et d’emploi (CAE) pour favoriser le développement de l’Économie Sociale et Solidaire et introduire des économies d’échelle pour lutter contre le gaspillage capitaliste : services mutualisés, bureaux ou locaux de stockage collectifs…
- Nous expérimenterons la gratuité des transports en commun le week-end
- Nous augmenterons le nombre de sanisettes pour le confort des forain·es sur les marchés et des promeneur·ses en ville.
4. Protéger les petits commerces contre la grande distribution
- Nous exercerons un contrôle très strict des permis de construire et modifierons le plan local d’urbanisme (PLUiH) et le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de façon à contrôler l’implantation de toute nouvelle grande surface ou centre commercial. Nous mettrons en place une charte du commerce incluant également un soutien aux marchés de plein vent ou couverts et à leur développement dans les quartiers (dont des marchés du soir) dans le cadre de la ville au quart d’heure.
- La Mairie exercera les pouvoirs en sa possession pour empêcher l’implantation de grandes enseignes polluantes et antiécologiques (ex : Shein). Ce sera par exemple le cas au sein de la Commission départementale d’aménagement commercial saisie pour toute création ou extension de commerces > 1000 m² de surface de vente.
- Nous limiterons fortement dans le PLUIH la transformation des commerces alimentaires en d’autres activités afin d’éviter la spéculation foncière des banques, assurances, fonds de pension…
- La Mairie pèsera dans les instances de dialogue social et en conseil municipal pour limiter au maximum les ouvertures dominicales des commerces et, en particulier, celles des grandes surfaces.
5. Une mairie au service d’un emploi digne pour toutes et tous
- Nous candidaterons au dispositif Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD) : il vise à recruter en CDI des personnes privées d’emploi depuis plus d’un an dans des entreprises à but d’emploi (EBE) pour exercer des activités utiles, non concurrentielles. Financé par la réaffectation des coûts du chômage, le projet repose sur un partenariat local entre collectivités, acteur·ices de l’emploi et structures de l’Économie Sociale et Solidaire, avec un suivi par un comité local.
- Nous mettrons en place des aides à l’insertion professionnelle des jeunes : forums de l’emploi, bourses aux stages, soutien à l’orientation et à la rédaction de CV.
- Nous soutiendrons les artistes précaires en leur proposant un accompagnement administratif via des partenariats dédiés avec France Travail.
SÉCURITÉ
Le droit à la sûreté à Toulouse : pour un service public de proximité
Jean-Luc Moudenc, dans l’héritage de Nicolas Sarkozy et de ses successeurs, mène en matière de sécurité une politique du chiffre et de l’affichage qui se révèle inefficace et déconnectée des attentes des Toulousaines et des Toulousains. La sécurité ne peut pas se résumer à une accumulation de statistiques et à un empilement de dispositifs technologiques.
Malgré son ton martial, M. Moudenc est le maire de l’insécurité.
De fait, depuis son élection comme maire, et selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur, on compte :
- + 43% de coups et blessures
- + 112% pour les VSS
- + 130% pour le trafic de stupéfiant
Sur la période 2016 à 2024
Pour que chacune et chacun se sente véritablement en sûreté, il faut agir sur plusieurs leviers : lutte contre les discriminations, médiation, prévention et présence humaine sur le terrain. La police est avant tout un service public de proximité. La sécurité en ville implique un ensemble d’acteurs et d’actrices – associations, éducateur·ices, médiateur·ices, travailleur·ses sociaux·ales, habitant·es – qu’il faut soutenir et coordonner.
Nos propositions visent à faire de Toulouse une ville plus sûre et plus apaisée, en investissant dans la présence humaine et dans le lien social plutôt que dans la seule répression.
1. Prévention et médiation plutôt que répression
Jean-Luc Moudenc a supprimé l’Office de la tranquillité créé par Pierre Cohen. Aujourd’hui c’est le service Allô Toulouse qui sert à la remontée des signalements mais il n’y a plus le travail de médiation qui suit. Il n’existe plus aujourd’hui de structure capable de désamorcer les tensions du quotidien : nuisances, conflits de voisinage, petits différends. Il sera également nécessaire de soutenir les acteurs et actrices de terrain qui font ce travail de médiation.
Nous voulons rétablir une véritable présence humaine sur le terrain, en lien avec les éducateur·ices de rue et les associations de quartier, notamment dans les quartiers populaires. Leur travail de proximité prévient les tensions, renforce la cohésion sociale et contribue à la tranquillité publique.
- Nous sortirons de la politique du chiffre (nombre de caméras, interpellations…) pour privilégier l’efficacité réelle et la prévention.
- Nous créerons un office municipal de médiation, capable de traiter les incivilités et de jouer un rôle d’intermédiaire avant la police.
Nous redonnerons des moyens aux éducateur·ices de rue et aux associations de quartier, notamment dans les quartiers populaires, où leur présence prévient tensions et troubles. - Nous considérerons le trafic et la consommation de drogues sous l’angle de la santé publique (addictions, santé mentale), avec accompagnement et dispositifs de prévention adaptés.
- Nous lutterons contre les violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales (VSS/VIF) :
- Service municipal dédié, ouvert 24h/24, avec des professionnel·les formé·es, ainsi qu’une aide juridique et psychologique.
- Mise à disposition de logements d’urgence municipaux pour les victimes.
- Subventions renforcées aux associations spécialisées (ex. CIDFF).
2. Une police comme service public de proximité
La police municipale doit retrouver son rôle de service public de proximité, au contact direct des habitant·es.
Dans les années 1990, Toulouse faisait figure de ville pilote avec sa police de proximité et ses îlotier·es, des agent·es connu·es dans les quartiers, disposant d’un bureau accessible au public et assurant une présence quotidienne sur le terrain. Cette approche avait permis d’instaurer un climat de confiance entre habitant·es et gardien·nes de la paix. .
La police de proximité a été ensuite supprimée par l’”ami” de M. Moudenc, M. Nicolas Sarkozy en 2003.
- Nous remettrons en place la police de proximité : rétablir une présence dissuasive, humaine et équitable dans l’espace public, plutôt qu’une logique de surveillance technologique
- Nous répartirons de manière équitable les effectifs et les missions sur l’ensemble de la ville et pas seulement le centre
- Nous renforcerons les effectifs afin d’avoir 4 agent·es identifié·es par la population par quartier dans chacun des 84 quartiers de Toulouse, avec une antenne par secteur dans les 20 secteurs de Toulouse
- Nous lutterons contre les discriminations en interdisant les contrôles au faciès, la mise en place de récépissés pour chaque intervention, la traçabilité des actions de police municipale et la création d’une cellule de lutte contre les discriminations
- Nous mettrons en place un plan de formation portant sur : la compréhension des phénomènes de délinquance et des mécanismes de prévention et de médiation, la lutte contre les discriminations racistes, les violences sexistes et sexuelles, et toutes les formes de violences faites aux femmes et aux minorités de genre en lien avec les associations, la préservation de l’environnement et la lutte contre les atteintes liées à la pollution ou aux dépôts sauvages
- Nous différencierons clairement les missions de la police municipale (prévention, tranquillité publique) de celles de la police nationale (grande criminalité)
- Nous refuserons la reconnaissance faciale et l’utilisation de l’IA dans la vidéosurveillance
3. Implication citoyenne et démocratie locale
- Nous mettrons en place une participation citoyenne pour la tranquillité publique inspirée du modèle de l’Union : dispositifs collectifs entre habitant·es, police municipale et associations, mais sans dérive type “voisins vigilants”.
- Nous créerons un observatoire citoyen de la sécurité par quartier, avec données transparentes (pas seulement cambriolages, mais aussi discriminations, VSS, sentiment d’insécurité, etc.).
- Nous effectuerons un diagnostic de coordination entre services sociaux, associations et acteur·ices institutionnel·les pour assurer un maillage cohérent.
4. Politique spécifique vers la jeunesse
- Nous redonnerons des moyens aux associations de quartier et aux MJC, soutien massif à l’éducation populaire.
- Nous ré-ouvrirons et financerons les maisons de quartier et des lieux informels d’accueil pour les jeunes, avec une présence éducative.
- Nous favoriserons l’insertion professionnelle et l’accès à l’emploi comme facteur clé de prévention.
CULTURE
Une culture par tou·tes et pour tou·tes
La culture nous rassemble, elle ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de l’austérité.
À Toulouse, Jean-Luc Moudenc applique une politique d’austérité brutale aux acteur·ices culturel·les, éducatif·ves et sportif·ves de notre ville : baisses drastiques de subventions allant de 20 à 40 %, frappant les clubs sportifs, les associations et structures culturelles, les bibliothèques et médiathèques, les MJC et les musées, fin de la gratuité pour les étudiant·es dans les musées de la ville… En parallèle de cela, il continue le financement à grand frais des structures privées et publiques déjà bien dotées au détriment des plus petites de proximité dans nos quartiers, et utilise le retrait de subventions comme moyen de pression politique auprès des structures et de leurs équipes.
Face à cette politique cynique et destructrice, nous affirmons notre solidarité pleine et entière avec les artistes, les éducateur·ices, les agent·es municipaux·ales. Ce sont elles et eux qui font vivre le lien social, l’accès à l’art, l’émancipation. Avec nous, Toulouse redeviendra une ville vivante, créative, émancipatrice et populaire. Une vraie politique culturelle pour la Nouvelle France.
1. Soutenir immédiatement les acteur·ices culturel·les
En garantissant un soutien financier pérenne
- Nous stopperons immédiatement les politiques d’austérité. Maintenir et augmenter les subventions aux structures culturelles locales, sportives et éducatives, avec des conventions pluriannuelles (3 à 5 ans).
- Nous limiterons le financement par appel à projets pour financer davantage le fonctionnement des associations et structures culturelles
- Nous remettrons à plat et garantirons de la transparence dans l’attribution des subventions, en impliquant les acteur·ices local·es dans les décisions.
- Nous simplifierons les démarches administratives : demandes de subventions, appels à projets, etc.
- Nous rétablirons une politique publique active de commande artistique locale pour favoriser l’émergence de nouveaux talents et de projets innovants. La mairie aura recours aux artistes local·es et non à l’intelligence artificielle.
- Nous soutiendrons les établissements d’enseignement artistique, comme les conservatoires et écoles d’art, en leur garantissant, en lien avec l’État, les moyens nécessaires pour mener leurs missions et proposer un enseignement diversifié.
En garantissant un soutien matériel
- Nous mettrons à disposition des locaux vacants et de la mutualisation de matériel pour favoriser la création originale par les artistes et des différent·es acteur·ices culturel·les
- Nous soutiendrons la création de tiers-lieux d’expérimentation artistique (ex : lieux autogérés type Mixart Myrys, le Hangar), en garantissant leur autonomie, leur liberté et leur capacité à accueillir de nouvelles formes artistiques (performances, street-art, arts émergents…) dont la gouvernance sera démocratiquement et collectivement définie. En accord avec les porteur·euses de projet, nous chercherons à pérenniser les lieux éphémères d’expérimentation.
- Nous soutiendrons un accompagnement professionnel et administratif des artistes précarisé·es notamment par un partenariat renforcé avec France Travail pour garantir un accompagnement spécifique pour les bénéficiaires du RSA.
- Utiliser le 1% artistique pour mettre des lieux d’art dans chaque quartier
2. Rétablir l’accessibilité de la culture
Nous rétablirons une tarification sociale pour rendre la culture accessible à toutes et tous :
- Nous ferons la gratuité progressive des musées pour les étudiant·es, tarification sociale des équipements culturels et les événements artistiques, avec tarifs réduits pour les étudiant·es, chômeur·euses et habitant·es local·es.
- Nous mettrons en place une tarification unique simplifiée pour les expositions municipales permanentes et temporaires.
- Nous renforcerons l’accès aux équipements culturels pour les scolaires et les habitant·es
- Nous planifierons les transports publics en fonction de l’attractivité culturelle pour rendre accessibles les grands événements sans recours systématique à la voiture
3. Développer la culture de proximité et l'éducation populaire
Toulouse est riche de multiples scènes culturelles spécifiques et vivantes : arts du cirque, bande dessinée, street-art, arts visuels, poésie, cultures occitanes, arts numériques, théâtre indépendant, cultures populaires festives de quartier, patrimoine aéronautique et spatial.
Nous nous engageons à valoriser toutes ces formes d’expression artistiques à soutenir activement leurs lieux de création et de diffusion, à favoriser leur accès dans tous les quartiers, et à renforcer les passerelles entre institutions culturelles et scènes alternatives.
Notre ambition : faire de Toulouse une ville où toutes les cultures ont droit de cité.
- Nous renforcerons les équipements culturels de proximité, notamment par des embauches et des créations de poste.
- Nous renforcerons les centres culturels, médiathèques, MJC et équipements de quartiers, avec un vrai soutien à leurs activités. Nous favoriserons les fêtes de quartier, festivals populaires et initiatives culturelles citoyennes dans toute la ville.
- Nous aiderons les lieux de créations culturels menacé·es, comme cela aurait dû être fait avec Mix’art Myrys ou le Pavillon Mazars.
- Nous lancerons un plan « un festival dans mon quartier» : appel à projet pour un festival co-construit avec les acteur·ices culturels de quartier et les habitant·es dans chacun des 20 secteurs de la ville: astronomie, écologie, musique, street art, cirque, théâtre, danse, manga
- Nous encouragerons la pratique culturelle dans chaque quartier par la mise à disposition de studios publics, d’ateliers d’artistes, et en soutenant les écoles de musique associatives, les ateliers d’arts plastiques, les ciné-clubs citoyen·nes, le théâtre et les lieux ouverts à la pratique amateure.
- Nous mutualiserons le matériel culturel inutilisé des structures municipales au sein d’une réserve commune destinée aux associations, collectifs et artistes toulousains.
- Nous soutiendrons à la scène queer locale, notamment en les protégeant des polémiques et attaques de l’extrême-droite
- Nous soutiendrons la scène locale des arts et les acteur·ices du cirque : Toulouse est une ville circassienne par excellence. Soutenir et valoriser cet art par la commande publique et l’organisation d’évènements dédiés. Nous garantirons des arts du cirque sans animaux, en respect de la loi.
- Nous soutiendrons la culture occitane : par le financement des écoles et des évènements festifs autour de la culture occitane. Continuer à sensibiliser autour de la langue occitane avec les traductions de noms de rue, d’arrêts de tram et de bus, la diffusion d’émission et de musique, etc.
- Nous favoriserons des projets d’arts de rue élaborés par les habitant·es pour co-construire nos espaces de vie (fresques murales, spectacles, concerts d’habitant·es…)
- Nous ferons entrer l’art à l’école : développer les jumelages entre écoles et structures culturelles, et ouvrir des résidences d’artistes dans les établissements scolaires pour qu’aucun enfant, jeune ne soit privé·e d’accès à l’art et à la création.
- Nous développerons l’éducation artistique et culturelle au sein des grandes institutions municipales (Maison Capitole, Conservatoire, Théâtre de la Cité, École Nationale du Cirque, ISDAT…).
- Nous développerons les coopérations culturelles internationales, notamment en renforçant les échanges artistiques avec les villes partenaires comme Ramallah et Kiev.
4. Faire vivre la mémoire et l’histoire de Toulouse
Toulouse, ville au riche passé historique et culturel, ne dispose pas encore d’un véritable musée consacré à son histoire et à la mémoire de ses habitant·es.
- Nous voulons lancer un projet pour créer un musée des histoires et mémoires de Toulouse, retraçant l’évolution de la ville depuis la préhistoire jusqu’à nos jours : de l’affaire Calas aux capitouls, du commerce du pastel à l’industrie aéronautique, de la Résistance à l’accueil des exilés.
Notre objectif est d’avoir un parcours mémoriel pour mettre en valeur le patrimoine et le matrimoine toulousains, en collaboration avec les services d’archives, les musées, les associations et les porteur·euses de mémoire. Nous lancerons un appel à projet et à idées pour co-construire un lieu à l’image de Toulouse et de ses habitant·es. - Nous créerons une antenne du musée mémorial sur le terrorisme à Toulouse.
5. Démocratiser la culture pour une politique culturelle libre et pérenne
Sous M. Moudenc, la culture n’a pas seulement été sacrifiée : elle est devenue un levier de soumission, réduite à une offre mise au service de ses choix politiques. Sortons de cette sinistre période !
- Nous organiserons des États généraux de la culture pour repenser en profondeur la politique culturelle municipale de manière participative et transparente.
- Nous concevrons la programmation culturelle avec les citoyen·nes (via des budgets participatifs dédiés, comités citoyen·nes pour les musées, théâtres et festivals).
- Nous penserons un écosystème culturel complet, qui favorise autant les petites structures que les grandes institutions de renommée nationale. Toutes les formes culturelles (arts populaires, BD, street-art, cirque, ..) seront promues,
- Nous proposerons la candidature de Toulouse pour devenir capitale européenne de la culture.
Santé
Une santé publique à bout de souffle
En quelques années, la santé publique française s’est effondrée. À Toulouse, ce constat est dramatique :
- 100 000 habitant·es sont sans médecin traitant. Près de 200 généralistes manquent à l’appel.
- Les urgences psychiatriques du CHU de Purpan sont saturées, faute de moyens et de personnel.
- Les unités d’urgence ambulatoires du CHU sont fermées pour plusieurs mois, faute de 25 médecins urgentistes et infirmier·es.
- La santé mentale, en particulier des jeunes, se détériore.
Résultat : les Toulousain·es renoncent aux soins, parfois pour des raisons financières, parfois à cause de délais trop longs. Cela détruit la santé physique et mentale et creuse les inégalités sociales.
La santé n’est pas une compétence municipale obligatoire, mais la commune a largement les moyens d’agir. La privatisation de la santé, sous l’effet des reculs imposés par les gouvernements libéraux de la dépense socialisée, est aussi une barrière dans l’accès aux soins.
Mettre en commun les dépenses de santé pour satisfaire aux besoins de toutes et tous de manière égalitaire est une méthode qui s’est en partie inventée dans les communes.
1. Garantir l’accès aux soins pour toutes et tous
- Nous créerons des centres de santé municipaux pour mettre fin aux déserts médicaux. Ces centres incluront des professionnel·les salarié·es de différents domaines : médecins généralistes, spécialistes en pénurie (ophtalmologues, gynécologues, rhumatologues, infirmier·es, kinésithérapeutes, psychologues…). Le modèle salarié plébiscité par les professionnel·les a pour but d’attirer l’installation. Ces centres de santé permettront à tou·tes les habitant·es de trouver un·e professionnel·le dans son quartier et ainsi mettre fin aux déserts médicaux.
- Nous inciterons le CHU à expérimenter un ou des Centres publics de santé, installés en ville et fonctionnant avec des soignant·es salarié·es de l’hôpital.
- Nous initierons une révision du réseau des structures assurant une garde médicale la nuit et le week-end, en y incluant les centres de santé.
- Nous ferons de la santé mentale, notamment pour les jeunes, une priorité en créant un pôle de santé mentale municipal : un centre d’accueil proposant notamment pour les jeunes la possibilité de consulter des professionnel·les de la santé mentale de manière anonyme, gratuite, sans rendez-vous ni autorisation parentale, comme cela se fait à Barcelone.
- Nous mettrons en place des bus santé itinérants pour désenclaver la prévention et aller au plus proche des habitant·es afin d’apporter des consultations de proximité directement aux habitant·es des quartiers prioritaires et périphériques. Ils proposeront des soins de premier recours, des dépistages et des conseils médicaux. Cette initiative lance une politique de santé publique préventive, visant à détecter précocement certaines pathologies.
- Nous agirons auprès de l’Etat pour que soit entreprise la construction d’un troisième hôpital à Toulouse ou sur la métropole. En effet, l’afflux démographique que connaît notre ville, la saturation des urgences et un maillage territorial très déséquilibré commandent un tel projet, que les syndicats hospitaliers réclament depuis de nombreuses années. Il devrait prendre place dans le nord de l’agglomération.
2. Pour la santé des femmes et minorités de genre
- Nous créerons des toilettes publiques accessibles à toutes et tous : l’espace public sera repensé pour être inclusif et nous ferons en sorte que des sanitaires soient installés dans toute la ville, au-delà des seuls urinoirs. Nous mettrons en place une toilette publique pour 2000 habitant·es. De plus, nous ouvrirons le débat sur la création d’un office public des toilettes publiques.
- Nous renforcerons l’accès aux soins dont l’IVG, avec des campagnes d’information et des dispositifs municipaux de soutien. Les centres de santé auront une attention particulière pour la santé des femmes, dont l’endométriose.
- Nous mettrons en place un plan de prévention, de dépistage et d’accès aux soins d’urgence pour les IST.
- Nous soutiendrons la mise en place d’un Centre de Santé et de Médiation en Santé Sexuelle destiné aux personnes LGBT+ sur le modèle du SPOT de Montpellier en collaboration avec l’ARS
- Nous soutiendons les associations d’accompagnement communautaires toulousaines qui ont un ancrage historique à Toulouse.
3. Sortir de la logique marchande de la santé
- Nous mettrons en place un dispositif sport-santé, pour permettre aux personnes âgées, mais aussi à celles à la santé fragile, de se voir prescrire des activités physiques adaptées via un système d’ordonnance sport-santé.
- Nous ouvrirons des séances de sport gratuites en plein air pour toutes et tous, notamment dans les parcs et les espaces publics. Ces initiatives visent à renforcer la santé physique et mentale des personnes âgées tout en créant des liens intergénérationnels et de solidarité.
- Nous nous opposerons à la privatisation, vente et fermeture de lieux de soins et de santé. Le cas de l’hôpital La Grave à Toulouse en a été une illustration frappante : la transformation d’une partie du site en hôtel de luxe incarne la perte d’un espace historiquement dédié à la prise en charge des plus vulnérables.
- Nous renforcerons la voix de la mairie dans la gestion du CHU et des urgences pour dénoncer les logiques d’austérité qui cassent le service public et l’accès aux soins dans ces structures.
- Nous étendrons la mutuelle communale à toutes les personnes en ayant besoin.
Sport
Promouvoir le Sport populaire
1. Soutenir les clubs et associations sportives
- Nous arrêterons immédiatement les politiques d’austérité. Maintenir et augmenter les subventions aux structures culturelles locales, sportives et éducatives, avec des conventions pluriannuelles (3 à 5 ans).
- Nous mettrons à disposition des suites numériques (site internet, solution de comptabilité, etc.) à destination des clubs pour que les associations puissent facilement se doter d’un site internet. Cela simplifiera la vie de certains clubs et permettra d’améliorer leur visibilité numérique, leur référencement, la clarté des informations transmises au public
- Nous rendrons les installations sportives scolaires accessibles aux associations en dehors des horaires d’ouverture des établissements scolaires, y compris pendant les vacances, en incluant des créneaux dédiés aux femmes.
2. Améliorer l’offre en équipement sportif
- Nous ferons du Stadium une maison commune toulousaine : garantir une ouverture et un usage plus large de cet équipement sportif: des événements culturels et de sport urbain sur l’esplanade et une journée des écoles chaque année. Nous mettrons à l’étude le financement pour son agrandissement en discutant avec les partenaires privés l’utilisant.
- Nous lancerons la rénovation et la construction d’équipements sportifs publics de proximité (stades, piscines, équipements extérieurs en libre accès et gymnases notamment) pour assurer qu’un nombre suffisant d’équipements soient disponibles à la fois pour les scolaires et pour les clubs. Nous privilégierons les pelouses naturelles.
- Nous doterons Toulouse d’un plan piscine ambitieux pour une meilleure accessibilité aux piscines des toulousains et toulousaines, quel que soit leur quartier. Cela passera par la rénovation des équipements vieillissants et énergivores, la mise à l’étude et l’ouverture de nouveaux équipements, la remise à plat des horaires d’ouverture et l’organisation des plannings (ouverture publique, scolaires, associatifs et clubs de sport).
- Nous permettrons une pratique sportive inclusive gratuite dans l’espace public en continuant à y installer des machines (avec une attention particulière sur l’aspect non genré des équipements)
3. Le sport au service des habitantes et des habitants
- Nous mettrons en place un dispositif gratuit d’apprentissage de la natation dès le plus jeune âge
- Nous mettrons en place d’un “Plan Été” garantissant l’accès gratuit/à 1€ des équipements aquatiques pendant la période estivale et les épisodes caniculaires. Le reste de l’année une tarification sociale sera appliquée.
- Nous soutiendrons la pratique sportive féminine et mixte : engager une réflexion en concertation avec les actrices de terrain pour identifier les besoins et les cadres qui permettent le développement d’une pratique féminine du sport. Les investissements sportifs municipaux seront résolument tournés vers des équipements qui permettent un usage mixte et non-mixte (réservé aux femmes).
- Nous élaborerons une charte de lutte contre les discriminations dans le sport avec les associations sportives locales.
- Nous intégrerons la question de la place des enfants dans les futurs projets d’infrastructure sportive pour permettre aux parents de laisser leurs enfants dans un espace adapté pendant leur cours,
- Nous mettrons en place un dispositif sport-santé, pour permettre aux personnes âgées, mais aussi à celles à la santé fragile, de se voir prescrire des activités physiques adaptées via un système d’ordonnance sport-santé.
- Nous ouvrirons des séances de sport gratuites en plein air pour toutes et tous, notamment dans les parcs. Ces initiatives visent à renforcer la santé physique et mentale des personnes éloignées des pratiques sportives tout en créant du lien social et de solidarité
- Nous mettrons en place une convention avec des clubs partenaires pour la création d’un parcours de pratique sportive à destination des publics en difficultés (jeunes en rupture scolaire, personnes en recherche d’emploi…), permettant une reconnexion sociale et un regain de l’estime de soi.
Démocratie
À Toulouse, les habitantes et habitants sont unanimes: la démocratie est en panne.
Les décisions sont prises loin des quartiers, les conseils municipaux sont sans débat réel, les concertations d’urbanisme sont purement formelles. Nous ressentons du mépris lorsqu’on ose interpeller la mairie, les conditions de travail dans les services publics sont dégradées, « ce qui se fait sans nous se fait contre nous ».
Notre démarche est communaliste : nous souhaitons faire de la commune non pas un simple niveau de gestion, mais le cœur d’un pouvoir populaire organisé, fondé sur les communs, l’auto-organisation et la démocratie sociale. Ce programme ne sort pas d’un cabinet d’experts : il est le fruit des séminaires, d’auditions de comités de quartiers et d’associations, d’échanges avec les syndicats d’agent·e·s municipaux·ales, et d’expériences concrètes des toulousain·e·s.
Nous en tirons une conviction simple : pour que la démocratie vive, il faut redonner prise au peuple sur sa ville, ses quartiers et ses services publics. Cela suppose à la fois de partager le pouvoir politique, d’ouvrir et d’autogérer des lieux, de remettre les habitant·e·s au centre des décisions et de traiter les agent·e·s municipaux·ales comme les premier·e·s garant·e·s du service public, et non comme une variable d’ajustement managériale.
Dans une ville où plus de 100 000 personnes ne sont pas ou mal inscrites sur les listes électorales et où le maire actuel a été élu par moins de 10% de la population, nous proposons une rupture communaliste pour en changer la gouvernance.
1. Une mairie exemplaire : éthique publique, transparence et pouvoir partagé
Nous lancerons dès notre arrivée une réelle transformation démocratique de la ville, et nous nous engageons à l’exemplarité.
- Nous mettrons immédiatement en place la transparence du fonctionnement des institutions municipales et métropolitaines locales, avec reddition de comptes, que ce soit des attributions de subventions, de marchés publics.
Nous organiserons un audit citoyen des finances, des partenariats publics-privés, des délégations et de la qualité de tous les services publics locaux.
Plus rien de ce qui est financé par les toulousain·e·s ne leur sera dissimulé (sondages, frais d’élu·e·s, …). - Nous créerons un binôme d’adjoint·e·s à la démocratie locale.
- Nous lancerons un grand plan d’inscription sur les listes électorales pour faciliter le vote des personnes non-inscrites ou mal-inscrites, avec des porte-à-porte, des permanences dans les quartiers et l’implication d’agent·e·s sociaux.ales formé·e·s, et nous re-créerons tous les lieux de vote de proximité supprimés par Moudenc, notamment dans toutes les écoles.
- Nous dénoncerons les privilèges des multi-propriétaires qui peuvent ne pas résider à Toulouse… mais y voter quand même à cause d’un bien immobilier qu’ils y possèdent.
- La mairie ne se cachera plus derrière l’opacité technocratique pour prendre des décisions sans débat sur des politiques publiques structurantes.
- Nous mettrons chaque administration au service d’une politique publique claire et du bien commun et limiterons au maximum les recours aux cabinets de conseils. Nous le pourrons en développant l’emploi scientifique (financement de thèses, contrats de volontariat territorial en administration, etc.), en recourant aux expertises publiques mises à disposition des collectivités (CEREMA, ONF, ADEME, CSTB, …) ou par l’embauche pérenne dans les services.
- Nous cesserons le mépris envers les habitant·e·s en maintenant la discussion, en organisant des réunions de rue fréquentes, à horaires adaptés avec comptes-rendus obligatoires. Nous créerons des cahiers de doléances afin de faciliter les interpellations publiques. Nous formerons des élu·e·s et des agent·e·s à la démocratie participative et les conseils municipaux seront également diffusés dans les lieux de démocratie préalablement définis, avec une communication accessible et vulgarisée.
- Nous instaurerons une limitation des mandats en cumul et dans le temps après un débat démocratique sur le sujet.
- Nous organiserons des consultations régulières des agent·e·s de la mairie et de la métropole à travers des cahiers de revendications pour chaque service.
Dans les mairies de quartiers, nous garantirons un accueil physique, nous mettrons en place des services de traduction et des permanences d’accès aux droits pour assister les habitant·e·s notamment pour lutter contre les discriminations.
2. Reprendre le pouvoir sur la ville : instituer des communs
- Dans cette vision communaliste, nous construirons des communs en commençant par les ressources : passage progressif en gestion publique de l’eau et de l’assainissement, des déchets, du logement public, des transports, du sol et nous créerons un droit d’usage et une co-gestion partagée élu·e·s – agent·e·s – habitant·e·s.
- Le cadre de référence de la démocratie locale reposera sur la création de coopératives de quartier, dans chacun des 60 grands quartiers de Toulouse. Nous proposerons leur extension à l’ensemble des communes de la métropole, notamment pour les sujets partagés d’urbanisme, de logement, de mobilité et de sécurité.
Ces coopératives seront d’abord des espaces de pouvoir populaire. Elles rassembleront les habitantes et habitants, les associations, comités de quartier, syndicats, agent·e·s, comités d’usager·e·s, MJC, conseils de jeunesse, centres sociaux et l’ensemble des forces vives locales. Les instances consultatives et technocratiques existantes (comme le CODEV) n’auront pas vocation à y prendre le pas : elles pourront être sollicitées ou mandatées par les coopératives pour produire des études, des diagnostics ou des scénarios, dans un cadre défini démocratiquement.
Quelques règles simples garantiront leur caractère réellement démocratique : une personne = une voix ; participation ouverte à toute personne de plus de 16 ans vivant, étudiant ou travaillant dans le quartier ; sans-papiers inclus. Les modalités pratiques (inscription, quorum, publicité des décisions, comptes rendus) seront fixées de manière transparente et commune.
Les coopératives s’ancreront dans des lieux pérennes et identifiés (maisons de quartier et/ou écoles). La municipalité mettra à disposition des facilitatrices et facilitateurs formé·e·s pour garantir le fonctionnement continu, l’accessibilité des débats, et l’égalité de parole.
Elles seront des lieux d’assemblées générales, d’information, de formation populaire, de décision et d’évaluation des décisions prises. Elles accueilleront aussi des permanences de conseil et d’orientation, notamment pour accompagner les personnes confrontées aux violences et/ou aux discriminations. - Des lieux pour les communs : nous créerons des lieux publics dans l’objectif de garantir des lieux d’activités pour les associations actives. Nous permettrons l’expérimentation en autogestion de locaux associatifs, fermes urbaines, fabriques coopératives et lieux de création artistiques.
- Nous mettrons en place le RIC : le Référendum d’Initiative Citoyenne municipal et nous nous engagerons à convoquer des référendums locaux pour les grands projets structurants pour la commune. Nous faciliterons l’exercice du droit de propositions des élu·e·s de l’opposition comme de la majorité (ordre du jour du conseil municipal, droit d’amendement, motions…).
- Nous faciliterons l’exercice de cette démocratie locale par :
- La formation des habitant·e·s : ateliers de démocratie, conventions citoyennes, formation aux budgets participatifs, accompagnement des primo-participantes sur les sujets techniques par des médiateur·trice·s qui forment et simplifient la compréhension des documents;
- La restauration et la mise en place de garde d’enfants ou l’accompagnement de personnes dépendantes dans les lieux de démocratie locale.
3. Une démocratie populaire vivante : des habitant·e·s qui décident
Des radicalités concrètes émergeront de cette démocratie vivante et du pouvoir de décision ainsi partagés avec les habitant·e·s.
- Nous permettrons aux habitant·e·s des quartiers de siéger (tirage au sort sur la base du volontariat) au sein des conseils d’administration des syndicats mixtes et des régies publiques pour un pilotage partagé, avec audits publics et populaires réalisés dès la première année du mandat.
- Nous garantirons une égalité de traitement entre quartiers, avec un suivi fiable des niveaux de qualités des services publics et de l’investissement.
- Une évaluation citoyenne systématique sera réalisée en amont de tout projet structurant (NPRUs, densifications imposées et démolitions dans les quartiers populaires…..), avec possibilité réelle de s’y opposer ou de l’amender.
Des budgets d’investissement aux montants croissants (objectif d’arrivée de 10%) seront co-construits pour donner aux habitant·e·s un vrai pouvoir d’organisation de projets.
4. Démocratie des services publics : agent·e·s, syndicats, habitant·e·s
Les services publics sont aussi des communs, maltraités par les politiques de New Public Management appliquées par Moudenc. Nous acterons la fin de ce modèle managérial dans la gestion des services publics et nous les reconstruirons et développerons de la manière suivante :
- Nous mettrons fin au plan Proxima (Plan de réorganisation brutal de la Mairie actuelle), réaliserons un audit complet et préparerons une transition vers une nouvelle organisation plus respectueuse des agent·e·s et des services. Ce plan mis en place dans un objectif de coupes budgétaires et de personnels a été d’une grande violence pour les agent·e·s de la mairie/métropole. Nous lancerons un audit avec les syndicats et le CST suite à cette réorganisation pour lutter contre la souffrance qu’elle a engendré, identifier les points de tensions et de dysfonctionnements afin de les endiguer.
- Nous mettrons fin aux externalisations et ré-intégrerons les compétences en interne.
- Nous reconstituerons des équipes complètes partout où elles ont été fracturées et nous associerons les agent·e·s aux prises de décisions.
- Nous augmenterons les effectifs d’agent·e partout où cela sera nécessaire : bibliothèques, petite enfance, espaces verts.
- Nous développerons une médecine préventive municipale pour les agent·e·s.
- Nous mettrons fin à l’individualisation des primes.
- Nous ferons accéder à la titularisation systématiquement les personnes quand les conditions seront remplies.
- Nous mettrons fin à la répression syndicale et permettrons un dialogue social effectif et une démocratie syndicale réelle.
Nous organiserons les élections professionnelles à l’urne avec signature obligatoire pour garantir la transparence.
CONDITION ANIMALE
Pour une ville de Toulouse qui respecte et protège les animaux
La condition animale est au cœur de notre projet d’harmonie entre les êtres humains et l’ensemble du vivant. La manière dont une société considère et traite les animaux non humains dit beaucoup de ses valeurs : la violence exercée à leur encontre est souvent le premier pas vers d’autres formes de violences, y compris entre humains. À l’inverse, le respect du vivant fonde un projet de société plus juste, plus apaisé et plus solidaire.
À Toulouse, comme dans toutes les grandes villes, nous partageons notre cadre de vie avec de nombreux animaux non humains. Certains sont des compagnons du quotidien, d’autres vivent à l’état sauvage ou semi-sauvage, d’autres encore sont injustement qualifiés de « nuisibles ». Tous sont des êtres vivants, le plus souvent sentients, et ont droit à la considération et au respect. Penser la ville de demain, c’est donc organiser une cohabitation équilibrée et bienveillante entre les humains et les autres formes de vie.
La condition animale est également indissociable des enjeux écologiques. En France, près de 3 milliards d’animaux terrestres sont tués chaque année pour l’alimentation humaine. Leur élevage mobilise environ deux tiers des surfaces agricoles et l’alimentation représente à elle seule 22 % de notre empreinte carbone, faisant de ce secteur l’un des leviers majeurs de la transition écologique. Agir pour les animaux en réduisant notre consommation, en refusant les pratiques déplorables de l’élevage intensif qui concernent 80% des animaux d’élevage, c’est aussi agir pour le climat, la biodiversité et la santé publique.
Enfin, mieux protéger les animaux, c’est améliorer notre cadre de vie commun. Préserver les habitats des animaux non domestiques, accompagner les personnes dans la responsabilité que représente la vie avec un animal de compagnie, lutter efficacement contre la maltraitance, garantir l’accès à des centres de soins et à des dispositifs de protection pour toutes et tous : ces actions bénéficient autant aux animaux qu’aux habitant·e·s de la ville.
À travers ces mesures, nous faisons le choix d’une Toulouse qui assume pleinement sa responsabilité envers tous les êtres vivants, qui sensibilise, protège et agit concrètement pour une ville plus respectueuse, et plus écologique.
1. Une mairie engagée et exemplaire pour le respect des animaux
- Nous nommerons un·e adjoint·e à la condition animale avec un budget et un service dédié.
- Nous élaborerons et adopterons en Conseil municipal une charte spécifique à la condition animale.
- Nous inscrirons dans un document-cadre la prise en compte du bien-être des animaux d’élevage dans la commande publique, et exclurons de la commande publique les entreprises ne respectant pas les critères établis.
- Nous favoriserons l’implantation de centres de soins vétérinaires publics et accessibles pour les animaux domestiques ou sauvages.
- Nous soutiendrons les associations proposant des soins vétérinaires gratuits aux animaux de personnes défavorisées.
- Nous exclurons le foie gras de la commande publique à l’image de Rennes, Nantes, Strasbourg, Montpellier …
2. Protéger les animaux de la maltraitance
- Nous soutiendrons les associations de protection animale prenant en charge les animaux abandonnés, en leur donnant les moyens d’assurer leur mission par des financements adaptés et la mise à disposition de moyens matériels, afin de garantir le bon traitement des animaux.
- Nous nous assurerons que les services municipaux soient à jour sur les méthodes existantes de cohabitation non létales avec les animaux liminaires, c’est-à-dire ceux qui vivent et circulent dans les espaces partagés avec les humains (moineaux, pigeons, renards, fouines, écureuils, hérissons) et que celles-ci soient mises en œuvre.
- Nous interdirons sur la commune les cirques exploitant des animaux sauvages ainsi que toute exploitation à des fins de représentation, détention et reproduction d’animaux sauvages.
- Nous organiserons régulièrement des campagnes de communication contre l’abandon des animaux domestiques, surtout avant la période estivale.
- Nous interdirons la vente d’animaux sur le territoire de la métropole en dehors des associations et d’élevage éthiques déclarés (interdire le salon du chiot, les ventes en boutique, …).
3. Cohabiter en ville entre humains et animaux
- Nous accompagnerons et organiserons la stérilisation des chats errants, par la signature de conventions avec une ou plusieurs associations, afin d’assurer la capture, la stérilisation et l’identification des chats des rues, avant leur remise en liberté via des dispositifs comme Chatipi ou, lorsque nécessaire, leur placement en refuge.
- Nous lutterons contre la prolifération des animaux liminaires, en privilégiant les solutions non cruelles quand elles existent (ultrasons, stérilisations, pigeonniers contraceptifs…).
- Nous interdirons le recours à des solutions létales de régulation des populations animales dès lors que des méthodes non agressives et non létales existent et peuvent être mises en œuvre.
- Nous garantirons la transparence de l’activité des fourrières en publiant sur le site de la commune un bilan annuel de leur activité (précisant le nombre d’animaux capturés, identifiés, stérilisés, euthanasiés, relâchés, remis à leur propriétaire, etc.).
- Nous ferons de l’adoption responsable la voie prioritaire d’accès aux animaux de compagnie, en soutenant les refuges et en limitant la place des circuits de commercialisation.
- Nous protégerons les habitats et les espèces en bannissant les pesticides dans la ville, en luttant contre l’artificialisation des sols et en gérant durablement l’eau (dépollution et régies publiques).
- Nous penserons l’habitat et la construction avec une architecture adaptée pour le nichage des oiseaux, et aménagerons des espaces de vie et de déplacements pour les animaux sauvages.
- Nous n’utiliserons pas de feux d’artifice classiques, mais privilégierons des alternatives plus silencieuses afin d’éviter le stress et la mortalité des oiseaux pendant les évènements festifs.
- Nous aménagerons, notamment dans les zones urbaines denses et les zones de monocultures, des espaces refuges pour les animaux sauvages et maintiendrons des friches en particulier pour les pollinisateurs sauvages.
- Nous ouvrirons un
4. Sensibiliser et former au respect des animaux
- Nous formerons l’ensemble des agent·e·s en lien direct ou indirect avec les animaux à l’éthologie et au respect de la réglementation en vigueur. La police municipale devra également être formée à la lutte contre la maltraitance envers les animaux, les abandons et toute autre infraction en lien avec les animaux.
- Nous sensibiliserons les écolier·e·s avec des animations périscolaires et extrascolaires autour des besoins fondamentaux des animaux, du respect du vivant ou de la consommation responsable avec : l’interventions d’associations et d’expert·e·s dans les établissements scolaires ; la mise à disposition d’outils pédagogiques itinérants et clés en main pour les enseignant·e·s ; l’encouragement de projets d’école axés sur le respect des animaux et la découverte de la biodiversité ; et rencontres encadrées avec des animaux au sein de refuges.
- Nous développerons également ces initiatives dans les structures socio-culturelles (accueil de loisirs, MJC, etc.).
- Nous organiserons des évènements pour sensibiliser le grand public à la question de la condition animale, par exemple via des journées thématiques (ex. Journée mondiale des animaux) ; des expositions itinérantes ; animations festives ou ateliers participatifs autour de la consommation responsable et du bien-être animal. Nous nous assurerons de la présence d’un fond “condition animale” dans au moins une bibliothèque de la ville.
- Nous organiserons au sein de la commune des événements pour la Journée mondiale des animaux.
- Nous engagerons la ville dans une politique active de sensibilisation pour déconstruire les idées reçues sur les animaux liminaires et reconnaître leur place dans l’écosystème urbain.
5. Mieux vivre avec nos animaux domestiques
- Nous faciliterons l’accompagnement des animaux avec leurs maîtres en Ehpad.
- Nous permettrons l’accueil des animaux avec leurs maître·sse·s dans les centres d’hébergement, afin de ne pas imposer de séparation aux personnes en situation de grande précarité.
- Nous autoriserons les animaux domestiques à prendre les métros, bus et tramways sans coût supplémentaire (tenus en laisse et muselés si nécessaire ou dans un panier fermé).
- Nous développerons des grands parcs canins sécurisés, implantés dans des zones adaptées (espaces verts, franges urbaines, secteurs moins densément habités), permettant aux chiens d’évoluer
6. Changer notre alimentation
- Nous intégrerons dans un document cadre (le PAT – projet alimentaire territorial) un objectif de réduction de la consommation de produits d’origine animale par l’augmentation de la part de protéines végétales dans l’alimentation des habitants de la ville à échéance 2032.
- Nous formerons les chef·fe·s cuisinier·e·s de la restauration collective à la cuisine végétale.
- Nous mettrons en place des buffets végétariens pour les réceptions officielles de la ville.
- Nous mettrons à disposition une alternative végétalienne et/ou végétarienne quotidienne dans toute la restauration collective et mettre en place une signalétique renforcée sur cette offre.
- Nous mettrons en place des campagnes d’information et d’éducation nutritionnelle et écologique afin de sensibiliser les toulousain·e·s à une consommation intégrant davantage de protéines végétales, de fruits et de légumes, et respectant le cycle des saisons.
Alimentation
Mieux nourrir la population, prendre soin du vivant et favoriser la souveraineté alimentaire
L’alimentation constitue une thématique essentielle, à la croisée des enjeux sanitaires, écologiques, économiques, sociaux et démocratiques. Nous nous engageons à œuvrer pour que chaque toulousaine et toulousain puisse accéder à une nourriture saine et variée à un prix juste ainsi qu’à mettre en place les dispositifs qui favorisent un approvisionnement majoritairement local, respectueux du bien-être animal et qui permette à celles et ceux qui nous nourrissent de vivre dignement de leur travail.
1. Des aliments sains et locaux dans les cantines scolaires
Les menus proposés dans les cantines scolaires doivent contribuer à la bonne santé de nos enfants, à leur donner de bonnes habitudes nutritionnelles mais aussi à les éduquer au goût et aux impacts de notre alimentation. Or, force est de constater que les repas servis dans les cantines toulousaines ne jouent guère ce rôle, en proposant de la viande issue de l’élevage intensif et trop peu de produits issus de l’agriculture locale et biologique.
- Nous augmenterons la part de produits locaux, bio et de saison en développant une légumerie métropolitaine et en engageant des partenariats avec des fermes paysannes locales
- Nous réduirons la part de produits carnés afin de pouvoir proposer aux enfants une viande saine et issue d’élevages locaux, respectueuse du bien-être animal.
- Nous proposerons une option végétarienne ou végan quotidienne (tout en veillant à l’équilibre nutritionnel des repas) et deux journées végétariennes sans viande ni poisson par semaine.
- Pour favoriser et accompagner les changements d’habitudes alimentaires, des actions de sensibilisation au bien-manger seront menées sur le temps périscolaire et à travers des campagnes d’affichage dans les cantines (production des aliments, saisonnalité, implications de chaque régime alimentaire pour elleux, les autres vivants et pour l’utilisation de la terre)
- Nous réduirons le gaspillage alimentaire et ainsi le coût des repas en proposant une alimentation de meilleure qualité et en adaptant les portions aux besoins des enfants.
- Pour réduire les inégalités sociales, nous rétablirons immédiatement la gratuité de la cantine pour les plus précaires, et nous renforcerons la tarification sociale.
Nous étendrons ces mesures à l’ensemble de la commande publique concernant la restauration : EHPAD, restaurants administratifs, centres sociaux, etc.
2. Favoriser la relocalisation de l’alimentation
Alors que la région toulousaine au sens large est une grande région agricole, une part trop importante de notre alimentation est issue de contrées lointaines, aggravant le bilan carbone de notre alimentation. Nous nous engageons à favoriser les conditions d’un approvisionnement local (rayon de 150 km autour de Toulouse) et ainsi à renforcer notre souveraineté alimentaire (tout en veillant à préserver l’équilibre des systèmes alimentaires locaux alentour).
- Nous sanctuariserons les terres agricoles dans le périurbain toulousain en utilisant les outils d’aménagement comme les zones d’alimentation protégées (ZAP) et les périmètres de protection des espaces agricoles et naturels périurbains (PAEN).
- Nous expérimenterons le développement de surfaces maraîchères en régie communale pour alimenter une partie de l’agglomération
- Nous soutiendrons les projets d’installation paysanne visant à constituer une ceinture nourricière de Toulouse en nous appuyant sur l’expertise des actrices et acteurs locaux engagés de longue date dans le défi du renouvellement agricole
- Nous nous emploierons à structurer une filière d’approvisionnement local en favorisant la proximité, la qualité des productions et le bien-être animal dans la commande publique. Celle-ci devrait en outre garantir aux agriculteur·ice·s/paysan·e·s et à la filière d’avoir des débouchés pérennes et à des prix justes
Nous mettrons en place un Conseil local de l’alimentation (mis en place dans la ville de Blois), composé des élu·e·s, de producteur·rice·s, d’établissements de formations, d’associations pour piloter la mise en place des actions municipales visant à favoriser la relocalisation de l’alimentation.
3. Bien manger à un coût raisonnable pour les Toulousain.e.s et le vivant
Faute de revenus suffisants ou de temps, bien des Toulousain·e·s doivent se contenter d’une alimentation low cost, aussi pauvre en goût qu’en diversité nutritionnelle. Nous entendons promouvoir une véritable citoyenneté alimentaire, qui remet l’humain et le territoire au cœur des choix alimentaires.
- Nous soutiendrons massivement les initiatives de Sécurité Sociale Alimentaire (SSA), notamment Caissalim qui permet à des ménages modestes d’accéder à une alimentation qualitative à un coût modéré mais aussi d’être véritablement « acteurs » du système alimentaire.
- Nous soutiendrons le développement des AMAP, des marchés paysans, des magasins de producteur·ice·s et d’épiceries coopératives, en particulier dans les quartiers populaires où ces magasins sont peu présents.
- Nous créerons des restaurants solidaires gérés en régie publique (ou en soutien des initiatives de la société civile) afin de garantir un accès pour tou·te·s à une nourriture de bonne qualité et d’origine tracée.
- Nous bannirons systématiquement toute commande publique, y compris pour les réceptions, les aliments qui impliquent nécessairement la souffrance animale (foie gras, chapons, etc.) et nous intégrerons le bien-être animal dans le projet alimentaire territorial (PAT) de Toulouse Métropole, comme l’a fait le SICOVAL.
- Nous nous engageons à végétaliser significativement les buffets des réceptions officielles de la ville et des rencontres sportives.
👉 Voir également notre programme Condition animale
Loin de la vision du “bien manger “ de la municipalité actuelle, notre programme offre une alternative écologique, citoyenne et souveraine de l’alimentation, bien plus ambitieuse que les représentations événementielles du site-vitrine Domaine de Candie.
SENIORS
Toulouse, une ville de l’entraide pour une vieillesse joyeuse et émancipatrice
À Toulouse, les personnes âgées représentent près de 18 % de la population. Pourtant, leur place dans la ville reste trop souvent négligée. Nous refusons qu’elles soient reléguées au second plan. Vieillir est une étape de la vie qui doit se vivre dans la dignité, dans la ville, et dans le collectif.
Cette vision doit être construite avec les seniors. Il faut sortir des politiques infantilisantes et élargir les horizons. Nous rejetons une conception du grand âge qui serait uniquement réduite à la dépendance, à la maladie ou à l’isolement. A nous d’inventer des formes de vie commune, d’organiser l’entraide entre les générations et de permettre à nos anciens de garder une place active dans la société.
La convivencia toulousaine appartient à toutes et tous, quel que soit l’âge, le revenu ou l’état de santé. Notre ambition est simple : faire de Toulouse une ville où il fait vraiment bon vieillir, une ville qui n’abandonne personne.
1. Faciliter la vie dans l’espace public
- Nous mettrons en place la « ville du quart d’heure », c’est-à-dire la possibilité d’accéder à tout ce qui compte dans la vie quotidienne à quelques minutes de chez soi.
- Nous organiserons avec les seniors, quartier par quartier, des déambulations ayant pour but de :
- cartographier les trajets réellement empruntés au quotidien ;
- repérer les trottoirs impraticables, les bancs manquants, les éclairages insuffisants, les traversées dangereuses ;
- identifier les commerces, services, lieux de soins, de culture et de sociabilité indispensables à proximité ;
- faire remonter directement leurs priorités d’aménagement.
- Nous inscrirons ce travail dans la remise à plat du SDPA (Schéma Directeur Piéton d’Agglomération) à travers une approche collective : diagnostic, priorisation, calendrier et budget dans l’objectif d’une réalisation avant 2032. Nous voulons porter la part de la marche à pied dans les déplacements quotidiens à 45% (contre 39% aujourd’hui).
- Nous mettrons en œuvre une piétonnisation des rues, et un aménagement de la voirie dans son ensemble, ambitieuse et surtout concertée dans chaque quartier par décisions démocratiques locales issues de la convention et des coopératives de quartiers.
- Nous repenserons l’espace public aussi pour les seniors : avec plus de bancs, et d’endroits où se reposer.
- Nous créerons des toilettes publiques accessibles à toutes et tous : l’espace public sera repensé pour être inclusif et nous ferons en sorte que des sanitaires soient installés dans toute la ville, au-delà des seuls urinoirs. Nous mettrons en place une toilette publique pour 2000 habitant·e·s. De plus, nous ouvrirons le débat sur la création d’un office public des toilettes publiques.
👉 Voir notre programme Mobilités
👉 Voir notre programme lutte contre les discriminations sur l’accessibilité
2. Des évènements de sociabilité pour les seniors : conviviaux, culturels et sportifs
- Nous organiserons dans tous les quartiers, des événements culturels réguliers : théâtre, danse, cinéma, chant, arts urbains… selon les envies des premier·e·s concerné·e·s. Les après-midi dansants y auront toute leur place.
- Nous construirons ces événements avec les seniors, à partir de leurs envies, goûts et savoir-faire ;
- Ces évènements pourront être réservés aux retraité·e·s ou organisés avec des associations, des clubs de danse ou des collectifs culturels pour favoriser la mixité intergénérationnelle ;
- Ils disposeront de budgets dédiés au sein des budgets de quartier, définis par les coopératives de quartier.
- Nous rendrons l’activité physique accessible dans les parcs, places, jardins publics, bords de Garonne, avec des cours de sport en plein air gratuits.
- Nous développerons un système d’ordonnances sport-santé, comme à Strasbourg.
3. Ouvrir les EHPAD municipaux sur la ville : des tiers-lieux pour briser l’isolement
Nous porterons le projet de transformer des EHPAD municipaux en tiers-lieux, afin d’en faire des lieux vivants, de mixité et de rencontre. Certains EHPADs municipaux pourront accueillir :
- un café associatif ou solidaire, ouvert au quartier : animations, jeux, permanence d’associations, rencontres musicales ;
- une cuisine partagée, pour des ateliers intergénérationnels, repas collectifs, transmission culinaire ;
- une salle culturelle polyvalente, pour concerts, cinéma, théâtre amateur, expositions, ateliers de lecture ;
- un jardin des générations, partagé avec écoles et habitant·e·s : plantations, fêtes de saison, ateliers nature ;
un espace numérique et créatif, pour lutter contre la fracture numérique : formation, réparation, ateliers artistiques, jeux adaptés.
4. Diversifier les solutions d’habitat pour les seniors
Nous développeront une palette de modes d’habitat permettant de vieillir en collectif :
- des habitats partagés entre seniors choisissant de vivre ensemble ;
- des projets d’habitat participatif réunissant jeunes, familles et personnes âgées, avec des espaces communs favorisant le lien social ;
- des résidences autonomie à taille humaine, ouvertes sur le quartier.
5. Lutter contre la fracture numérique et garantir un égal accès aux droits
- Nous déploierons des médiateur·rice·s numériques pour accompagner les démarches en ligne, les usages essentiels du numérique et l’accès aux services publics. Ces médiateur·rice·s pourront aussi participer à la formation au numérique à domicile chez les personnes à mobilité réduite.
- Nous créerons un Guichet Unique des Seniors/aidant·e·s pour centraliser les démarches administratives (mairie, département, hôpitaux, services sociaux) et soulager les seniors et les aidant·e·s.
RELATIONS INTERNATIONALES ET NATIONALES
Au-delà de la Garonne : donner à Toulouse le rayonnement qu’elle mérite
Bientôt troisième ville de France, Toulouse est la grande absente de l’actualité nationale. Malgré sa réputation de ville ouverte, elle n’est que rarement mentionnée à l’échelle du pays ou à l’international, et ne tient pas la comparaison face aux autres grandes villes. À titre d’exemple, alors que Paris peut accueillir des artistes mondialement connus au Stade de France ou à l’Olympia, que Marseille dispose du Vélodrome et Lyon de l’Arena, notre ville ne suit pas cette offre malgré la demande. Et ce y compris au niveau sportif où Toulouse, capitale française incontestée du rugby, n’a accueilli que des matchs de poules lors de la Coupe du Monde 2023 et aucun match de la phase finale.
Le constat est simple : la droite toulousaine n’a pas souhaité amener Toulouse au niveau de ce qu’elle est en mesure de revendiquer. Il est urgent d’intégrer Toulouse dans la France et dans le monde de demain.
1. Toulouse doit faire résonner sa voix internationale pour le progressisme
Toulouse est une ville d’accueil, la ville de Marie-Louise Dissart et de Jean Jaurès, des républicains espagnols et des ouvriers antifascistes, des luttes sociales et des solidarités populaires. Elle est issue du métissage, créolisée, tissée de langues et d’héritages mêlés, ayant toujours su faire de la diversité une force, de la fraternité une évidence, de la révolte un moteur. Son passé nous honore : il est primordial de faire vivre cet héritage de solidarité internationale contre toutes les oppressions.
Quatrième ville de l’une des plus grandes puissances mondiales, Toulouse dispose d’une voix puissante qui n’attend que d’être employée au service de causes justes.
- Nous soutiendrons les mouvements sociaux internationaux pour les causes sociales et écologiques et inscrirons Toulouse dans l’espoir d’un monde de demain porté dans le monde entier par une internationale progressiste qui jaillit dans des villes du monde entier : à New York, au Mexique, au Brésil, en Espagne, en Italie…
- Nous rejoindrons des réseaux de solidarités internationales tels que l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants qui compte déjà parmi ses membres la plupart des plus grandes villes françaises, pour faire vivre la tradition d’accueil toulousaine
- Nous soutiendrons les peuples en lutte pour leurs droits politiques comme au Népal, les victimes d’agressions internationales comme en Ukraine ou en Palestine, les peuples qui subissent les conflits de pouvoir entre oligarques comme au Soudan.
- Nous initierons et animerons un réseau international de communes antifascistes afin de faire face à la montée de l’extrême droite qui joue sur la division partout en Europe, et préparerons le pacifisme de demain contre les guerres voulues par le patronat et l’extrême-droite.
2. Jumelages et coopération : Toulouse, ville des solidarités
La portée internationale de Toulouse n’est pas que symbolique. La ville entretient de nombreux accords de coopération en Europe, mais aucun en Amérique latine, en Océanie ou en Afrique subsaharienne. Déjà jumelée avec Kyiv, nous ferons de Toulouse une ville de soutien aux peuples opprimés et ouverte sur le monde.
- Nous proposerons des jumelages à l’international avec des villes engagées pour la solidarité entre les peuples et nécessitant un soutien humanitaire et diplomatique urgent, telle que la ville de Kobané en Syrie, exemple du communalisme qui a résisté à la dictature et lutte contre le terrorisme.
- Nous développerons les accords de coopération en Afrique, Amérique latine et Océanie afin de diversifier les accords de la ville de Toulouse, trop concentrés en Europe et dans l’hémisphère Nord.
- Nous proposerons le jumelage de Toulouse avec la ville de Ramallah, capitale administrative de l’État de Palestine désormais reconnu par la France, à laquelle la ville est déjà liée par un accord de coopération international.
- Nous ferons voter par le conseil municipal une motion pour défendre la paix durable à Gaza et en Cisjordanie, la fin de l’apartheid en Cisjordanie et du blocus à Gaza.
- Nous suspendrons le jumelage entre Toulouse et Tel-Aviv, capitale administrative de l’État d’Israël où la France a établi son ambassade, jusqu’à ce que des engagements clairs et tangibles soient pris par le gouvernement israélien pour stopper l’annexion de la bande de Gaza et le génocide en cours.
3. Le rayonnement international par et pour les toulousain·es
La coopération internationale n’est pas qu’une affaire de symboles, elle se construit activement par le soutien des villes, de celles et ceux qui la composent. La circulation internationale doit être favorisée par des actions concrètes qui permettent aux habitant·es du monde entier de se découvrir et se rencontrer.
- Nous développerons les projets de voyage au sein des écoles avec des classes transplantées (classes de neige, de mer…) et les correspondances internationales avec d’autres établissements à l’étranger pouvant déboucher sur des séjours linguistiques.
- Nous développerons le sport de coopération, les actions diplomatiques à travers le sport y compris les rencontres amicales, et apporterons un soutien public à nos clubs locaux sélectionnés pour des rencontres internationales.
- Nous inciterons à la découverte de l’international par le renforcement des dispositifs Erasmus, le développement de structures d’accueil adaptées pour les étudiant·es étrangèr·es découvrant Toulouse et de bourses au départ pour les étudiant·es toulousain·es désirant se former temporairement à l’étranger.
- Nous proposerons la candidature de Toulouse au rang de capitale européenne de la culture, pour faire valoir le patrimoine local issu de la créolisation toulousaine, des mélanges de culture qui ont construit la ville et en font ce qu’elle est aujourd’hui.
- Nous viserons à faire de Toulouse la capitale européenne du spatial en commun, par le développement de coopérations entre Centres spatiaux internationaux, mais aussi avec le reste de la ville pour amener la connaissance de l’espace aux toulousain·es.
- Nous soutiendrons les programmes de réduction des nuisances sonores aériennes afin que la qualité de Toulouse comme capitale européenne du secteur aérien ne se fasse pas au détriment de ses habitants. Nous adapterons l’offre de vols aux besoins réels de la population, et entamerons les démarches pour planifier démocratiquement la décroissance du transport aérien en organisant la bifurcation écologique pour et avec les travailleur.euses du secteur.
- Nous développerons des partenariats avec des villes du monde entier pour s’inspirer des innovations municipales ailleurs et échanger autour des espaces de demain sur un axe social, écologique et démocratique.
4. Faire de Toulouse une ville nouvelle dans une nouvelle France
Par son passé social et migratoire, par son rayonnement et le symbole qu’elle représente, Toulouse peut être un moteur du changement social et écologique porté localement comme nationalement. Les communes doivent être un des rouages de la révolution citoyenne et de la bifurcation vers une société plus juste pour toutes et tous.
- Nous travaillerons en lien avec tous les échelons politiques et administratifs souhaitant porter un programme de rupture sociale et écologique, en développant les partenariats avec l’État, la Région, le Département et toutes les autres échelles adaptées à l’action collective.
- Nous intégrerons un réseau des communes insoumises pour échanger sur les problématiques locales rencontrées partout en France, et proposerons d’accueillir les Rencontres nationales de la solidarité territoriale, pour mettre en lumière les inégalités territoriales plutôt que d’opérer selon une logique de concurrence entre territoires. Cette vision implique de rompre avec la gestion managériale des territoires : à la logique de la feuille de calcul comptable et gestionnaire, nous privilégierons la logique des besoins.
- Nous développerons une culture démocratique abandonnée au niveau national, par la mise en place d’instances de démocratie locale pour forger la culture de l’intervention populaire permanente dans les affaires de la cité, en ramenant la démocratie dans les choix techniques, et en accompagnant le développement des pratiques, habitudes et nouveaux rapports nécessaires à la véritable saisie par les citoyens de leur pouvoir politique.
👉 Voir notre programme démocratie - Nous ferons de Toulouse un phare de la planification écologique en impulsant localement le mouvement national de mise en place des régies publiques de l’eau selon le modèle napolitain, et défendrons nationalement les innovations locales que nous porterons comme l’encadrement des loyers, la police de proximité ou la sécurité sociale des funérailles.
- Nous ferons de Toulouse une ville pionnière des politiques publiques de demain, en nous saisissant des possibilités d’expérimentations locales accordées aux collectivités territoriales par la loi lorsque celles-ci sont demandées par les toulousain·es.
- Nous défendrons l’identité visuelle de nos villes face à l’homogénéisation des architectures dans les grandes villes françaises et européennes, qui privilégient l’architecture minimaliste sans vie ni esthétique menant à des centres-ville aseptisés et vidés de leur histoire. De la même manière, nous revendiquerons l’héritage du socialisme municipal historique à Toulouse et de ses créolisations pour faire valoir la spécificité de la culture politique et associative toulousaine.
Nous ferons de Toulouse une “commune-refuge”, bastion local de résistance à l’extrême-droite et au néolibéralisme, une préfiguration du progressisme de demain et des revendications des mouvements sociaux.
LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ
Combattre la pauvreté, partout
Depuis plus d’une décennie, Jean-Luc Moudenc est l’allié objectif d’Emmanuel Macron et des politique de guerre contre les plus pauvres et les plus précaires : austérité dans les services publics, réformes de l’assurance chômage, attaques de la sécurité sociale, criminalisation des chômeur·euse·s, mépris des pauvres dans notre pays. Jean-Luc Moudenc soutient ces politiques iniques qui maintiennent les plus précaires dans le malheur.
La pauvreté n’est pas une fatalité : elle est la conséquence directe et voulue de choix politiques précis conduisant à la précarisation de jeunes, de familles, de travailleur·euse·s et de retraité·e·s.
Notre ville ne sera pas spectatrice de la pauvreté de masse. À l’échelle municipale et métropolitaine, nous avons des leviers puissants : logements et bâtiments, services publics et régies, tarifications sociales, cantines, clauses sociales dans la commande publique.
Nous reconstruirons et renforcerons toute cette chaîne de solidarité, de la sortie des situations d’urgence jusqu’à l’émancipation en passant par la ré-insertion.
1. Protéger immédiatement : répondre à l’urgence sociale
Dès les premières semaines du mandat, nous prendrons les mesures nécessaires afin que tout le monde ait accès aux besoins de première nécessité. Chaque habitant·e de Toulouse devra pouvoir se nourrir, se vêtir, avoir accès à l’hygiène et dormir avec un toit au-dessus de la tête.
- Nous ferons en sorte de donner au 115, les moyens humains nécessaires pour répondre aux appels d’urgence qu’il reçoit.
- Nous ouvrirons autant de centres d’hébergement que nécessaire et, si besoin, nous prendrons des arrêtés de réquisition afin que plus aucune personne ne dorme à la rue. Nous garantirons un accueil inconditionnel et la possibilité de domiciliation pour toutes les personnes sans domicile.
- Nous mettrons en œuvre un plan grand froid l’hiver pour garantir un accueil d’urgence, équiper les associations qui font des maraudes, ouvrir des équipements publics pour des mises à l’abri. Et ce dès les premiers froids de l’hiver.
Nous prévoirons aussi un plan similaire l’été contre la chaleur, pendant les épisodes de canicules avec des maraudes spécialisées, distribution d’eau, ouverture de bâtiments publics (qui sont d’ailleurs moins utilisés l’été). - Nous prendrons des arrêtés municipaux interdisant les coupures d’eau et d’énergie afin que chacun·e puisse se chauffer et avoir accès à l’eau, quel que soit son niveau de revenu.
- Nous mettrons en place des colis alimentaires, vestimentaires et d’hygiène afin que chaque personne puisse accéder immédiatement au minimum nécessaire. Nous soutiendrons et développerons les épiceries sociales et solidaires par des subventions, la mise à disposition de locaux et un appui logistique municipal.
- Nous garantirons une sécurité alimentaire étudiante en créant de nouveaux points de distribution et en mettant à disposition des locaux municipaux. La ville assurera un appui logistique permettant des distributions régulières, accessibles et coordonnées.
- Nous refuserons toute politique hostile aux personnes sans-abri, notamment les dispositifs anti-SDF, et nous développerons des services de bagagerie accessibles et dignes.
2. Garantir la sécurité matérielle : lutter contre la pauvreté monétaire et améliorer le niveau de vie
- Nous garantirons l’accès effectif aux biens essentiels en renforçant la gestion publique des ressources municipales. Nous assurerons un accès universel à l’eau et aux services municipaux essentiels, avec une baisse des charges via les régies publiques, notamment par la gratuité des premiers mètres cubes d’eau.
- Nous améliorerons l’information sur les aides d’urgence afin qu’elles soient plus accessibles, plus rapides et mieux connues des habitants concernés.
- Nous garantirons l’accessibilité et les horaires étendus des bains municipaux, soutiendrons les associations comme le Camion Douche et doublerons le nombre de toilettes publiques avec mise à disposition gratuite de protections menstruelles pour permettre à tou·te·s l’accès à l’hygiène
- Nous mènerons une politique active de baisse du coût de la vie. Nous instaurerons la gratuité des transports pour les moins de 26 ans. Nous bloquerons les tarifs municipaux des cantines, piscines et activités pour toute la durée du mandat.
- Nous créerons un parc de logements étudiants publics à prix social en transformant des bâtiments publics sous-occupés et en mobilisant les logements vacants. Nous renforcerons le soutien aux associations étudiantes, notamment les épiceries solidaires, les dispositifs de santé mentale, de prévention et d’entraide, par des financements pérennes, des locaux garantis et un appui logistique municipal.
- Nous garantirons l’égalité entre les familles en instaurant la gratuité des fournitures scolaires pour toutes les familles, par la distribution annuelle de kits à la rentrée afin de réduire les dépenses obligatoires et d’assurer l’égalité matérielle entre élèves. Nous instaurerons la gratuité de la cantine pour les familles les plus pauvres selon le quotient familial afin de garantir qu’aucun enfant ne soit privé d’un repas. Les sorties scolaires organisées par la mairie seront également gratuites afin que chaque élève puisse y participer sans que le revenu des parents ne constitue un frein.
- Nous renforcerons la tarification sociale dans les accueils de loisirs et les structures municipales de petite enfance. Nous faciliterons l’accès aux centres de loisirs pour les enfants des quartiers enclavés grâce à des transports municipaux dédiés ou des navettes adaptées.
3. Garantir un accès aux droits à celles et ceux qui en ont besoin
- Nous garantirons un accès effectif aux droits. Nous renforcerons les guichets physiques avec des agent·e·s formé·e·s et des services de traduction. Nous proposerons systématiquement une simulation des droits via mes-aides.gouv lors de toute nouvelle inscription. Nous renforcerons le CCAS et développerons un partenariat étroit avec France Services. Nous mettrons en place une instance participative au sein du CCAS associant les personnes concernées et les associations.
- Nous développerons un accompagnement social et juridique de proximité. Nous organiserons des permanences juridiques dans les coopératives de quartier. Nous renforcerons la prévention des expulsions, la médiation familiale et l’accompagnement des jeunes NEET (ni en emploi ni en formation).
- Nous mettrons en place un véritable parcours municipal d’insertion en créant des guichets uniques des droits sociaux regroupant les démarches liées à la CAF, à l’AME, au logement, aux transports, au RSA et à la santé afin de simplifier l’accès aux droits et d’éviter les ruptures de parcours.
- Nous déploierons une médiation linguistique et administrative pour les personnes non francophones grâce à des médiateur·trice·s formé·e·s capables d’accompagner les démarches essentielles et de lutter contre les discriminations liées à la langue. Nous renforcerons les dispositifs de type PAIO avec une présence régulière dans les quartiers, un accompagnement de long terme et des équipes renforcées.
- Nous lutterons contre la fracture numérique en déployant des médiateur·trice·s numériques afin d’accompagner les habitant·e·s dans leurs démarches en ligne et de prévenir les ruptures de droits. Nous garantirons un accès à des bornes numériques dans les maisons de quartier avec un accompagnement sur place. Nous mettrons fin à toute dématérialisation systématique sans alternative humaine en garantissant un accueil physique et des permanences téléphoniques renforcées.
4. Reconstruire un parcours d’insertion : accompagnement, emploi
- Nous assurerons une coordination municipale de lutte contre la pauvreté avec une gouvernance transparente associant services sociaux, travailleur·euse·s sociaux·ales de terrain et associations engagées. Nous mettrons notamment fin à la mise en concurrence des associations et aux appels à projets vitrine en créant des commissions mixtes d’attribution des subventions réunissant élu·e·s, agent·e·s municipaux·ales et représentant·e·s associatif·ive·s tiré·e·s au sort pour des financements stables, lisibles, accessibles et des conventions pluriannuelles.
Nous publierons chaque année des indicateurs municipaux sur la pauvreté, l’accès aux droits et aux services publics et nous rendrons transparent le budget dédié à la lutte contre la pauvreté. - Nous développerons des chantiers municipaux d’insertion et en créant des coopératives et ateliers communaux d’insertion. Nous favoriserons l’emploi local dans les régies publiques.
- Nous intégrerons des clauses sociales dans l’ensemble des marchés publics, avec des heures d’insertion strictement contrôlées et appliquées pour les jeunes sans qualification, et les chômeurs de longue durée.
- Nous candidaterons au dispositif Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD): il vise à recruter en CDI des personnes privées d’emploi depuis plus d’un an dans des entreprises à but d’emploi (EBE) pour exercer des activités utiles, non concurrentielles. Financé par la réaffectation des coûts du chômage, le projet repose sur un partenariat local entre collectivités, acteur·trice·s de l’emploi et structures de l’Economie Sociale et Solidaire, avec un suivi par un comité local.
- Nous soutiendrons l’économie sociale et solidaire ainsi que les coopératives en créant un fonds municipal d’appui, en facilitant l’accès aux locaux publics et aux marchés de la ville. Nous mettrons en place des chantiers municipaux d’insertion offrant formation, emploi et qualification à des personnes éloignées du travail sur des missions d’intérêt général, notamment dans la rénovation thermique, les espaces verts et les régies de quartier, avec de véritables parcours d’insertion.
- Nous renforcerons l’accès aux services publics dans les quartiers abandonnés en rouvrant des services municipaux dans les zones enclavées. Nous renforcerons les fréquences de bus et développerons des transports nocturnes pour les travailleurs précaires et déploierons des tournées d’équipements culturels mobiles afin d’amener l’offre culturelle dans tous les quartiers.
5. L’émancipation : accès à la culture, au sport et à la démocratie pour les plus précaires
- Nous garantirons un accès universel à la culture, au sport et aux loisirs, en tendant vers la gratuité ou des tarifs très réduits pour les plus précaires et en mettant en place une politique d’ouverture active avec des horaires élargis, des animations gratuites et des actions hors les murs dans les quartiers populaires. Nous rendrons gratuites les activités sportives d’initiation dans les clubs et équipements municipaux, notamment les piscines, gymnases, arts de combat et activités de danse.
- Nous améliorerons l’accessibilité des clubs sportifs municipaux pour les enfants de familles précaires et accorderons des aides municipales pour financer les licences, équipements et déplacements des associations sportives.
- Nous soutiendrons les associations d’éducation populaire intervenant dans les quartiers populaires par des financements pérennes. Nous garantirons des espaces municipaux de parole pour les personnes en situation de précarité et assurerons la participation des premier·e·s concerné·e·s dans les décisions locales, notamment au sein des coopératives de quartier accessibles à toutes et tous.